Si loin À trois pas dans l’alpage Parcourir les verstes larges Unique nectar D’un cœur en émoi Séparé de l’éternité Par quelque serment.
Chemin faisant Avons la nostalgie Des élans à l’abandon Sur les pentes tiennes D’un savoir mien Quand le souffle original Dispose ses onctions.
Avons rassemblé les sarments Aux nuages nimbant les cimes Voiles ailés Renouvelant l’errance Douleurs ravalées Strate sur strate D’une âme consumée.
Le glatissement de l’aigle A saveur de framboises Quand s’éveille la mémoire Féconde confidente Le long de la sente Des gentianes broutées Par la gente bovine.
Répondre oui À l’appel des cimes Dire que les regards se croisent Pour que la fonte des larmes Annonce la chute des séracs Au plus intime de soi D’une moraine vacillante.
Creuser le mystère Vide les attentes Sans salir la nappe blanche Offrande maintenue D’une main l’autre Reliant le doux visage Aux mannes de l’instant.