Je me souviens d’un certain vent

Je me souviens d’un certain vent
Qui avait mis les corps à l’envers
Au septénaire des nuits d’été
Que chacun cherchait à ramener à soi.

Il y avait de par l’estran
Les mirlitons de la pensée
Ces aficionados millésimés
D’un ordre nouveau pêle-mêle retrouvé
Sans qu’assène à coups de hache
En place publique
Le tout venant des morts vivants.

Puisse le korrigan errant
Laisser place aux sentiments
La main sur ton épaule
À pianoter quelques gouttes vermeilles
Comme on épelle les faits divers
En mesure caribéenne
Sur un tranchant de granite rose
À même les doigts gourds du garnement
Faisant saillir dentelle rêche
Entre les dents de la fourchette
Sans que le vent s’y mêle.


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