N’avoir de regard
Que pour ce qui est libre
Augure l’éclair de la vision.
Se livrer avec
Se montrer au centre de la nuit
Est anonyme plénitude.
Où défaite resplendissante
Sur la route des possibilités
Occasionne la fin de l’intelligence technicienne.
Consigner par la loi
Le désir inaltéré de l’offre
Cause dommage au ramage des origines.
Et de brasser le sang
Dans la cuve aux alcools
Ouvre l’écriture au paraître des sens.
La foi dont la vie est absente
Forme verrou pour le fœtus d’avant naissance
Insecte oublié sur la feuille qui tombe.
L’unité du monde est là
Ultime résolution de la révolte
À l’errance destinée.
Déchirer la demande
Il en restera les homoncules du savoir
Pourvu que le bouffon cadre le carcan.
Se dégager de l’endroit
À l’envers du pas
Conjoint le mot et la chose à l’échange.
Et de partir en exil de soi
Éblouissante lumière
Accentuant l’obscur à l’intérieur.
Et si se taire
De toute éternité
Est l’impossible retour.
1773
Comme un enfant
Un enfant de quatre vingt ans
Qui tendrait la main à qui provient
À qui provient du lendemain.
Sœur à l’écoute des cendres
Que n’eusse été propice cette soirée
Hautement menée sous l’hospice
Des quatre vérités.
Au cru des intérêts privés
Il fallut négocier le pain et le vin
À la source même
Du ralentissement de l’esprit.
Majeure partie du tribut de vie
Aurions-nous ressenti
La morsure des attaches familières
Comme outrage fait à la matière.
Naguère point de vision
Juste l’oubli de l’invisible
Nous fît commettre quelques impairs
Par veulerie accoutumée.
Grande était la passion
Au sortir de la déraison
Où le son des matricules
Sonne comme un clairon.
Sa propre voix ignorée
Le pardon ressuscité
Rempli de sable
L’outre des habitudes.
Petites merveilles quotidiennes
À la sauce gribiche assaisonnée
Paraissent au meilleur des moments
Coquelicots sur le talus.
La valve ouverte étend son souffle
Le long du chemin
Jusqu’à expiration du lendemain
Sans impressionner son prochain.
Nourrir le cœur
Porter secours à l’autre
Agencer les draps de la chambre d’amis
Rend le pardon libérateur pour celui qui pardonne.
Faire la paix avec son histoire
Augure bonne saison
Pour les rencontres d’automne
Source de sagesse à qui demeure.
La solitude pleine de grâce
S’est ourlée de perles de rosée
Fleurs des champs au vent mêlées
Du développé d’une caresse.
1772
La présence à ce qui s'advient