Inauguration du temps de rien

Inauguration du temps de rien

Comme se passe de moi le temps qui s’écoule

D’entre les yeux l’excès à priori

Au gré du réveil de mes nuits.

D’un geste l’autre

Le sable se découvre

Pelade des offres

Au récépissé de la quotidienneté.

Passer la vibration

Au tamis de l’action

Dépossède le vivant

De ses cendres désuètes.

Et le merle blanc de chanter

D’entre les parois de béton

Clair appel

D’avant les bruits de la rue.

Énergumène lévitant

Que mènent à vive allure

Les mots de glaise

Aux portes du vide.

Mâchon poltron

Du caribou d’or

Menant grand train vive solitude

En bras de chemise comme de mise.

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