Minute man

Minute man

L’espoir d’être à cheval

Sur la rambarde du désir.

Fatalité feinte

Au gré des vagues molles

Comme à la maison.

Filature

À grosses mailles épaisses

Le blé fait la balle.

Auscultation médiane

D’un rendez-vous

Troublant la métastase occipitale.

Effleurement du végétal

D’un clip béat

L’enfant fit la fête.

Banale résurgence

Des romances de l’été

Tel un écrin refermé.

Fissures

Entre jour et nuit

Endogènes à l’aube du destin.

Figure du sceptre brisé

Aux outrances de la mère

Le pas de l’oie du père.

Éteindre la lumière

Et s’assoir

Sur la pierre tombale.

Ficeler grasses

Les rillettes du matin

Saxifrage étoilé.

S’arrête là

Le langage du poète

Le doigt rougi contre la vitre éclatée.

Pure montée au calvaire

Belote et rebelote

Pour nouvelle portée d’oiseaux.

1776

Inauguration du temps de rien

Inauguration du temps de rien

Comme se passe de moi le temps qui s’écoule

D’entre les yeux l’excès à priori

Au gré du réveil de mes nuits.

D’un geste l’autre

Le sable se découvre

Pelade des offres

Au récépissé de la quotidienneté.

Passer la vibration

Au tamis de l’action

Dépossède le vivant

De ses cendres désuètes.

Et le merle blanc de chanter

D’entre les parois de béton

Clair appel

D’avant les bruits de la rue.

Énergumène lévitant

Que mènent à vive allure

Les mots de glaise

Aux portes du vide.

Mâchon poltron

Du caribou d’or

Menant grand train vive solitude

En bras de chemise comme de mise.

1776