Au sein de l’humanité Il y a le jour du Seigneur Et celui de l’Homme Le mandataire des choses à pourvoir Quand s’avance invariable L’aube qui vient.
Ses yeux ne peuvent oublier Que rien ne vaut une vie Aux entrailles génocidaires assumées Sans que se transmette Aux confins du cercle prophétique L’appel de la mémoire.
La vie comme un dialogue Glissée hors des poignées de sable En reliance avec le cœur de la Terre Et tout s’évapore Pour retomber fécond Sur le socle de notre animalité.
Prunelles de jade À portée de main Changent notre vie quotidienne Pour permettre à notre regard De se porter hors de la frayeur Et de l’incompréhension.
Tout se termine Et tout se crée Comme la mort d’un être Par le plongeon dans le néant Accès propitiatoire De toute transformation.
Ouvrez les yeux Ébranler le sacré de l’Être Donner sa vie pour ses amis Catapulter du bout des doigts L’absolu de l’amour Dans le corps déchiré.
Montons sur la montagne, À dévisager le gardien du seuil Au grand désarroi de nos proches Permet la touche ultime Du continuum de conscience De faire face à l’Instant.
Invisible souffle Où passer le temps Jusqu’à l’autre rive Augure du fleurissement de notre sang Au plus vif de nos cris Accueil délibéré du non-écho.
Entre eux Il y a le risque d’être deux Vision minérale D’une découpe au chalumeau Dans l’azur immense De toute âme singulière.
Pleurer Ficher le post-it à la racine des plaies Silence sidéral créant l’Étoile Libre et sans gêne Où déposer sur le Visage Le philtre de l’accolade.
En bout de nuit Nous attendent les lueurs Du nouvel ébranlement Ce chant des oiseaux Cadenassant le silence De leurs traits de lumière.
Peau greulée par les coups de marteau S’achève ainsi la comptine Du petit forgeron cherchant Hors de la routine À maudire l’unique donation Par l’ouverture à la transformation.