Le gardien du seuil

Assigné
Au soleil des eaux
Alors que la branche s’enroule
Il me manque.

Ce rival tôt éteint
Ce fils des parades
En perte de dérision
Toute nudité à l’encan.

Bravade
Imputée à deux mains
Devant cette lampe sans regard
Cette hargne sans fumée.

Tendre l’arc
Sans la flèche
À cheval sur le tronc des mystères
Faire-part de jouissance.

Solitude en forêt
Écaille série d’écrits
En cours de chute
Biffés des ratures de l’esprit.

Feu d’histoires
Recousues à la veillée
Le Grand Homme me teint le langage
D’illustres enluminures à portée de mains.

Le poète forgeron dort
Dans l’arrondi de la parole
Sage contrition
D’avant le jet d’encre.

Parcelle d’ignorance
Remerciée par vives chaleurs
Rend la dette imparfaite
Sertie de ses pierres d’angle.

Point d’anecdotes
Juste le point d’émergence
Au vol des circonstances
Succède le geste herculéen.

Ciel gras d’amertume
Le contradictoire coexiste
Devant la montée d’un chant d’église
Hors exaltation.

Claque muraille
À marche forcée
Devant la cité des nuages
L’imagination se fait petite fille.

Pour Haletant
Au spasme des circonstances
D’un tôt matin
Appeler le gardien du seuil.


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