À CONTEMPLER LE MONDE

Salvatrice hélice
Retournant à ses origines
Que le vent hèle
Au sortir de l’oubli.

Censée revenir
De derrière les ans
Elle a tournée le dos
Aux passions romantiques.

De haine point
Juste le point de départ
En inflexion douce
Sur la laine des moutons.

Puisatière de retour de guerre
Elle a vécu
Ce que les ailes du désir
Roulent aux pieds des marches du temple.

De retour des navrances
Distendues par collines et vaux
La chaleur de l’aréopage
La refoula sur les marges.

Se ferment
Comme cris de souris
Les menues anfractuosités
D’un descellement de dessus la dalle.

Ombre cataclysmique
Étendue à ses pieds
Elle orbait de lumière
Les allers-venus du papillon de verre.

Fabriquant des us et coutumes
Sans que paraisse l’aube
Les orchestres se sont tus
Pigmentation douce du destin.

À retourner la terre
Porte-fenêtre aux allures de lucidité
Il en fallut bien plus
Pour arrondir les angles de l’outrage.

Sagesse requise
À portée de main
Retrouver les siens
Modère la perte des repères.

S’étend l’horizon grège
D’osmoses absentes
Du gris de la poussière
Monter la véhémence.

Sursis accordé en dernière instance
Ils se sont introduits
Au cœur du réacteur
Contempteur de l’offre et de la demande.


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