Finement ficelé aux pensées de l’esprit Il se prit les pieds dans le paillasson Figure adultérine encline au diapason De peser les traditions à l’aune du printemps Sans violence À la viole de gambe sujette à déraison Pour conférer à qui de droit L’observance du service De jouer du sentiment sur les cordages du prestige.
Il y eut Il y aura Point de guerre à l’horizon Juste quelques colimaçons franchissant le Rubicon Pour entaille faite au principe de sécurité Darder haut et court la tenaille des obligations De l’âme et du corps les obligés Des Lumières à l’ordre du jour.
A. s'étonne De ne pouvoir déceler Cette prairie en dévers du lac vert S’humidifiant lentement Jusqu’à s’enfoncer Qui pour y parer Nécessite le déplacement du véhicule Afin d’investir les environs d’une visite topologique Où trouver le chemin du retour Au quart même d’une encablure À la mesure de la pureté des eaux Permettant d'apercevoir tout au fond Les os des Anciens Sépias de mousse Arachnide frémissante Caressée par les tremblotis de surface Trémolos faisant résonner la mise à feu des rayons du soleil Mêlant à qui mieux mieux Les yeux du ciel et la terre-mère.
Se trouver dans cette maison Habitée par cette femme déguenillée Être invité à passer par la fenêtre étroite Chose impossible vu la taille du récipiendaire Mais néanmoins pénétrer chez elle Se rapprocher de la coupe de fruits Empanachée d’ustensiles de cuisine Fouillant avec sa cuiller de bois Quelques morceaux de viande et de légumes Dans le faitout matrimonial Au milieu d’enfants bruyants Alors que le sol disjoint part en lambeaux Mains tendues aux généreux donateurs Pour aide à domicile Parfaire la nécessité de la Rencontre.
Avoir précipité le vélo dans le gouffre Augure d’un jeté de Soi hors du monde Hors de toute réprimande Envers cet enfant qui pour voir Feignait de cligner des yeux Durant la chute de l’objet désarticulé Raclant vibrant cognant Les parois d’ombres et de lumières disposés là Jusqu’à ce que l’homme jeune remonte en surface Lui l’athlète des profondeurs Torse moulé dans un tissu noir ajouré Sauveteur des objets perdus Enclin à la normalité de sa fonction Ce que l’enfant souligne d’un sourire de satisfaction D’avoir osé joué perdu le joker Par un acte de passion Afin de mériter ce chant d’oiseau Sorti tout droit des fusains de l’absolu Inopinément céans du lieu Du lien Figurant le passage en terre promise.
Retrouver le chemin D’abord gravir les rochers Sandales de cuir glissant sur le lichen humide S’agripper aux arbustes épineux Se perdre dans ce qui n’a pas été prévu Puis prendre la petite route goudronnée Qui va où nous devons aller.
Hors le souvenir D’avoir admiré reniflé touché du doigt Le morceau de chair couvert de squames blanchâtres L’outil sacré d’avant la boîte Enfermant l’Autre L’homme sylvestre au chapeau pointu Le lendemain des colombes Mains de retour du voyage Pouce contre pouce Virevoltantes dans l’azur Brouillées par les Cendres rendues à l’océan Passepartout d’un codex Gribouillé dans le sable au raz de l’écume bulleuse Sous l’hospice du grave clapot des vaguelettes Frappant la coque de l’embarcation Comme tambour japonais Silence en retenue après le choc du gong.
Nous serons là Debout À regarder vers le large Besicles sur le nez Bras ballants Jusqu’au lever de nuit Rimmel dégoulinant À portée de mouchoir Levant le voile de mousseline Essuyant le surcroit de larmes Pour sérier de près L’Ouvrage terminal D’ambre aux reflets émeraude.
Une dernière fois Passer l’éponge Sur l’aurore boréale Sera buée d’un Amour éternel Aux îles du Frioul.
À rêver À pleurer De plaire à qui mieux mieux Du fond de la prison Comme Verlaine en son astreinte Irons mendier quelques amandes Au gousset d’Arthur Griffé Retenu par la guerre Du sacre de Reims Où la pensée opère Jusqu’aux délices charmants Des sauts par-dessus les nuages Trotte-menu de l’esprit D’une attente longue très longue Sous l’abribus de l’enfance Prêt à la causette avec Suzette Sur le banc de plastique frais À grimer de mémoire Les pages grifouillées Aux femmes aimées envoyées Reconnues poussées sous la traverse Vers les bas-fonds de l’errance À bercer percer écorniller Les incartades les bourrades Du coude Et du coin de l’œil Vêtements froissées L’acte fait Pour saucissonner sur un tronc d’arbre En la forêt humide des druides Au grand dam des chevaliers Parvenus jusque là d’Armorique Harnachés au vide de la Toison Langue sèche et ferrailles cliquetantes À percevoir un coin sec Une maigre masure Ou un mégalithe Une simple clairière même Là où mène Jusqu’à l’aurore L’honneur d’avoir dépouillé La veuve et l’orphelin De l’esclavage des poux et des misères De belle manière À la pointe sèche du faiseur de rimes Grimaçants Les os broyés par la fatigue Prompts à laisser place au passeur de vie Empli de la sagace pensée Sortie droite de la gorge de la hulotte Empanaillée par son effroi Inflexible point d’orgue D’avant la recours en grâce de la gymnopédie Grimant de sa parousie Les affres musculeuses de la parodie Sanction immémoriale À déposer tuile par tuile Sur la maison de nos amours Nous les adorateurs de l’ours brun En dépendance du Rien Sensés cueillir du cognassier La fleur rouge du linéament spirituel Le dévolu le goulu le parvenu À la santé surfaite Qui poudroie à l’ombre du saule Opère d’un coup de lame terminale Le corps et l’âme de l’athlète Prêt à soustraire du fond des âges Le Sourire qui s’y trouve Le Sourire qui s’éprouve Le Sourire point d’orgue Hors nausée Eau lustrale balayant la Comté Du Souffle parturient de la Grande Donnée.
Au carrefour des bouts de ficelle En retombée du jour Hors du Saint-Esprit Avons flétri de manigances certaines La une des journaux de l’époque.
Point de sortie louche Pour la boîte à bijoux de tante Marthe Avons pataugé dans le lavoir Ramenant le dernier drap de messe Dans la panière d’osier.
Rires à l’encan Au délicieux passage près de la haie Esquissant quelque signe de croix Au cœur profond battant chamade D’un pince-mi de joyeuseté.
Valise sur l’épaule Je revenais de Gavarnie Crapahutant depuis la gare Sur les pas du grand-père Ramenant veau à la maison.
Signe des temps Rebuffade avant départ pour Talizat Le carré d’as des astreintes Tenta un dernier coup de bonneteau Dans un scribouillis de circonstances.
Mêlant le cuir à la lumière de l’âtre Les plis de la peau ondulèrent Cuisses luisantes collant au siège D’une assise bien venue Avant de conter fleurette.
Figuraient sur papier jauni Dans un cadre à la vitre brisée La liste des donateurs Ayant participé à la restauration de l’église Fourches caudines en ligne avec le paradis.
Succéder aux anciens Amène claire vision Dans le milieu spartiate des ayants-droits De sueur et de terre mêlées Au sortir de ce XXème siècle.
Mon cousin vieillit Et moi aussi Foulant à grandes enjambées Sur la terre battue du chemin Une brassée de souvenirs attenante.
Les coulures de l’esprit Tentent une dernière session Entre raison et imagination Toute chanson étant bonne à prendre Comme à la maison.
S’agitent Égaux et libres Les réfractaires d’avant la chute Vers les paillettes d’or de l’éternité Sources de l’humanité.
Les quolibets se mêlent Aux contreforts de la réflexion Amenée douceâtre de l’offre et de la demande Claquant des dents Sans bornage du temps.