
Blanches et bleues
Tant d’heures se sont détachées d’elles
Pour nourrir de présence
Les années cumulées.
À l’envie
De paroles tu as régalé
L’air que nous respirons
L’eau de seltz à profusion.
De la famille
Peu de mots ont découlés
À soigner et guérir
L’écriture façonne le monde.
Avons chaussé de grandes bottes
Au cours de cette histoire
Pour funérailles en dernière instance
Claquer la langue devant Mère grand.
Cyniquement frêle
La papille rêche
Elle évalua le chemin à parcourir
Pour monter au mont d’Alambre.
Vent frais
Sur chevelure blonde
Ouvre la pensée
Comme huître perlière.
Le porc te salue bien bas
Porte close et museau rose
D’une finitude certaine
Le cri du coq au petit matin.
Queue-de-rat et Fente oblique
Ont engagé le retrait
D’un été caniculaire
Vers l’antre aux ours.
Me dit puis me la fait en douce
L’incartade frisa l’irréparable
Dans l’éclipse du soleil
Je tirai trois fois sur la cible molle.
Nés de père et de mère dissolus
L’eau devint glace
Aux cinquantièmes rugissants
Du vieil océan.
À fond de cale
Les corps blancs des miséreux
Dégageaient une odeur acre
Introït de l’au-delà.
Émergeaient sur la page de garde
Les mots d’attachements vertueux
Codicilles enfantins
À la lueur d’une bougie éternelle.
1775








