
Si soleil sait
De haute main
J’irai au caravansérail
Cueillir le bouton d’or
Alors que loutre marine
Au hasard des courants
Émergera pour qui sera
Sire Messire le Grand.
Vienne le saut de lune
Par-dessus la futaie
Cataracte essartée
À coups de large serpe
Suivant en cela
L’échappatoire permise
D’un saut de puce
Sur la pointe de l’ongle.
Si l’araigne d’une toile
Tissée perles de rosée
Au crépuscule d’une lunule
Posée jointive
Entre la coque et le hunier
Outrance morigénée
Du celtibère barrant l’horizon
D’une rebuffade dernière
À l’approche de la terre.
Salée navrée
Songeant à la dernière demeure
Élevée en forêt
Cabane d’entre les arbres
Sous le cri guttural du cerf
Effleurant la houppe souple
Du feuillage frisé
D’une émotion douce.
Étrange squelette
Courant à travers bois
Le bras en écharpe
Voilé du remord des solitudes
Essence rougie d’aise
Par Sistoupelle la belle
Pénétrant sans entrave
La clairière dernière.
1778








