
L’Homme-Achab
Adossé aux livres sacrés
Fût de tout recours
Comme chose faîtes ici-bas
Et pas de conscience en sus
À l’effort de penser
Avant de rassembler
Les masses anonymes et indifférenciées
Vers la stupidité intelligente
De pourvoir à l’hésitation de principe.
Ne pas être complice des assassins
Permettre d’entendre les cris des suppliciés
Alors qu’écrivent de leurs ongles
Sur les murs des cellules
Ces hommes et ces femmes
Qui ne seront jamais de jeunes gens
Jusqu’à défier la Majuscule
Dans les cours de recréation
Pour passer le clair du temps
À biffer dogmes et sermons.
Pusillanimes accroc
Au langage des gueux
À soutenir
Les vicissitudes de la transmission
Passagère clandestine
Du tout-à-l’égout des convenances
Avant de proférer le discours inutile et cadencé
Du délire de compassion
Glande pinéale élevée
Au transept des jours heureux.
Plus de maîtres
Plus de signifiés à contre-courant
Il est bon temps de s’engager
Le plus simplement possible
Hors des courants pestilentiels du gîte et du couvert
À se dissimuler derrière les rangs de lavande
Dans le décor faustien
De nos funèbres visions
Nuit parée de prunelles noires
Jusqu’à la mise au vert du langage.
Sur le pont enjambant la voie
Soigts raidis sur le fer froid
Une écriture insolite
S’est éprise du goût de l’âme
Convergeant avec les pleurs
D’après ivresse
À devenir transparente
Comme pierre tâchée sortie de l’alcôve
Invisible amante au ventre rebondi
Tête tranchée sous la soupente.
Se sucer les doigts
Complaisance faîtes
Allume les feux de l’argumentaire
Passage à niveau levé
Aux fins d’accorder la note râblée
Avant la prise du son de l’enseignement inconnu
Qui se crée tout seul
Petite pantomime sèche
Rendue à nos chères études
En prise immédiate de l’Absolu.
1716








