À rêver À pleurer De plaire à qui mieux mieux Du fond de la prison Comme Verlaine en son astreinte Irons mendier quelques amandes Au gousset d’Arthur Griffé Retenu par la guerre Du sacre de Reims la Belle Où la pensée opère Jusqu’aux délices charmants Des sauts par-dessus les nuages Trotte-menu de l’esprit D’une attente longue très longue Sous l’abribus de l’enfance Prêt à la causette avec Suzette Sur le banc de plastique frais À grimer de mémoire Les pages grifouillées Aux femmes aimées envoyées Reconnues poussées sous la traverse Vers les bas-fonds de l’errance À bercer percer écorniller Les incartades les bourrades Du coude Et du coin de l’œil Vêtements froissées L’acte fait Pour saucissonner sur un tronc d’arbre En la forêt humide des druides Au grand dam des chevaliers Parvenus jusque là d’Armorique Harnachés au vide de la Toison Langue sèche et ferrailles cliquetantes À percevoir un coin sec Une maigre masure ou un dolmen Un simple clairière même Là où mène Jusqu’à l’aurore L’honneur d’avoir dépouillé La veuve et l’orphelin De l’esclavage des poux et des misères De belle manière À la pointe sèche du faiseur de rimes Grimaçants Les os broyés par la fatigue Prompts à laisser place au passeur de vie Empli de la sagace pensée Sortie droite de la gorge de la hulotte Empanaillée par son effroi Inflexible point d’orgue D’avant la recours en grâce de la gymnopédie Grimant de sa parousie Les affres musculeuses de la parodie Sanction immémoriale À déposer tuile par tuile Sur la maison de nos amours Nous les adorateurs de l’ours brun En dépendance du Rien Sensés cueillir du cognassier La fleur rouge du linéament spirituel Le dévolu le goulu le parvenu À la santé surfaite Qui trotte-menu à l’ombre du saule Opère d’un coup de lame terminale Le corps et l’âme de l’athlète Prêt à soustraire du fond des âges Le Sourire qui s’y trouve Le Sourire qui s’éprouve Le Sourire point d’orgue Hors nausée Eau lustrale balayant la Comté Du Souffle parturient de la Grande Donnée.
Au carrefour des bouts de ficelle En retombée du jour Hors du Saint-Esprit Avons flétri de manigances certaines La une des journaux de l’époque.
Point de sortie louche Pour la boîte à bijoux de tante Marthe Avons pataugé dans le lavoir Ramenant le dernier drap de messe Dans la panière d’osier.
Rires à l’encan Au délicieux passage près de la haie Esquissant quelque signe de croix Au cœur profond battant chamade D’un pince-mi de joyeuseté.
Valise sur l’épaule Je revenais de Gavarnie Crapahutant depuis la gare Sur les pas du grand-père Ramenant veau à la maison.
Signe des temps Rebuffade avant départ pour Talizat Le carré d’as des astreintes Tenta un dernier coup de bonneteau Dans un scribouillis de circonstances.
Mêlant le cuir à la lumière de l’âtre Les plis de la peau ondulèrent Cuisses luisantes collant au siège D’une assise bien venue Avant de conter fleurette.
Figuraient sur papier jauni Dans un cadre à la vitre brisée La liste des donateurs Ayant participé à la restauration de l’église Fourches caudines en ligne avec le paradis.
Succéder aux anciens Amène claire vision Dans le milieu spartiate des ayants-droits De sueur et de terre mêlées Au sortir de ce XXème siècle.
Mon cousin vieillit Et moi aussi Foulant à grandes enjambées Sur la terre battue du chemin Une brassée de souvenirs attenante.
Les coulures de l’esprit Tentent une dernière session Entre raison et imagination Toute chanson étant bonne à prendre Comme à la maison.
S’agitent Égaux et libres Les réfractaires d’avant la chute Vers les paillettes d’or de l’éternité Sources de l’humanité.
Les quolibets se mêlent Aux contreforts de la réflexion Amenée douceâtre de l’offre et de la demande Claquant des dents Sans bornage du temps.
C’est de moi qu’il s’agit Par cette foi ensoleillée En cours de passation Frappant de son sceau Quelque affidé du mystère.
Mur murant Arzenc d’Apcher Ressource pour enfant de ferme Poussant vaches auburn Sous l’aiguillon d’une clavicule dense De l’ordre ésotérique.
Écrire est grain d’orge S’ouvrant tel cristal de roche Sous le marteau d’une promesse sacrée Espace immense À la mesure de la caverne du cœur.
Rejet des pierres Musardant pleine lune aboutie Devant la parole vide Du contempteur d’offres terminales Sortant épée vibrillonante de son fourreau de soie.
Accru accord Par le trou de serrure D’une porte de guingois Révélant l’Être divin Sans que mémoire se creuse.
Un cercle sous l’auvent Cartographe du passé L’homme des beaux mots S’est mué en pendule asymptotique Battant mesure dès potron-minet.
Ils chantent et survivent Les croyants d’une dernière prière Ardents tenanciers de l’infini À pourvoir de claques sèches La joue des obligés.
Petite rime Guidant d’un fossé l’autre Les errances cataclysmiques Par la ruse et le sophisme Vers le prétoire au feu cruel.
Lampées vermeilles En bord de gouffre Les pas se sont faits plus lourds À bord des bordures de l’esprit Concoctant menu adapté.
Brament et me viennent Onomatopées du fond des âges Collègues à la rose trémière Fleurissant à gogo La place de la Poterne.
Parfois sous la pierre Meurt le lézard vert Sans que lumière ne joue Dernier trait sapiental Des cuistres manigances.
Pigments saupoudrés Sur feuille blanche de l’instant Pèsent lourd sur nos poitrines À parer d’une fleur des champs Le tam-tam de la tête contre les murs.
À quatre pattes sur le mont des Lumières Se voir confier l’analyse des misères du monde Pour reclus de métastases Susurrer du bout des lèvres L’ordre et la méthode des choses à pourvoir.
Menuet indécent empli d’images sages Ai choisi celle du Sancy Aux couleurs sépia Posée là derrière les barbelés Feuille au vent prête à suivre l’indécis.
Isolé en profondeur d’esprit Aux criques hurlantes Ai revêtu le faste des amours d’antan À passer par la décollation Des têtes fantasmagoriques de la logique.
Nulle trace devant le regard ahuri De mes compagnons de chair Ne pouvant réclamer leur dû Alors que la Folie claquait des dents Devant le cabinet des horreurs.
Au fer rouge je vous dis Il a fallu frapper l’enclume Pour que chargé de maladies et d’infirmités Concourir sans certitude Au grand bal des opportunités.
Au jeu étrange de la marelle Le ciel et la terre se sont joints Pour regarder même horizon Objet de différenciation unique À la vie à la mort dans le cercle des mages.
Face à face sous la feuillée Se sont mêlé bouts de langue réunis Les affidés, les effarés, les tourmentés, les affamés À se dire que la porte est ouverte Étroite et dure d’accès mais porte tout de même.
D’une hache noire Avons circoncis le silence vivant Tôt venu, toujours neuf, en tombée du jour À prendre corps sous la ramée Des paroles coupées dans le cresson frais.
Suceuse de moelle À faire froid dans le dos Voici que le globe dur de l’univers Racle de ses ongles La glace et le plomb des obsessions.
Le poème qui n’est pas écouté S’arrête en bout de Lande Pour que les oiseaux du matin Puissent chanter paroles de vérité Paroles de paix paroles faciles à entendre.
Je me dévore La bouche pleine de mots Quand vif crachat de sang survenu Radoter l’éclat griffu de la pierre philosophale Redondance du tout venant.
À l’arme citoyennes Sortez, criez, délivrez-vous Lustrez vos bottes de sept lieues D’avoir été trop tôt ou trop tard À quatre pattes la vigie des Lumières.
L’Homme-Achab Adossé aux livres sacrés Fût de tout recours Comme chose faîtes ici-bas Et pas de conscience en sus À l’effort de penser Avant de rassembler Les masses anonymes et indifférenciées Vers la stupidité intelligente De pourvoir à l’hésitation de principe.
Ne pas être complice des assassins Permettre d’entendre les cris des suppliciés Alors qu’écrivent de leurs ongles Sur les murs des cellules Ces hommes et ces femmes Qui ne seront jamais de jeunes gens Jusqu’à défier la Majuscule Dans les cours de recréation Pour passer le clair du temps À biffer dogmes et sermons.
Pusillanimes accroc Au langage des gueux À soutenir Les vicissitudes de la transmission Passagère clandestine Du tout-à-l’égout des convenances Avant de proférer le discours inutile et cadencé Du délire de compassion Glande pinéale élevée Au transept des jours heureux.
Plus de maîtres Plus de signifiés à contre-courant Il est bon temps de s’engager Le plus simplement possible Hors des courants pestilentiels du gîte et du couvert À se dissimuler derrière les rangs de lavande Dans le décor faustien De nos funèbres visions Nuit parée de prunelles noires Jusqu’à la mise au vert du langage.
Sur le pont enjambant la voie Soigts raidis sur le fer froid Une écriture insolite S’est éprise du goût de l’âme Convergeant avec les pleurs D’après ivresse À devenir transparente Comme pierre tâchée sortie de l’alcôve Invisible amante au ventre rebondi Tête tranchée sous la soupente.
Se sucer les doigts Complaisance faîtes Allume les feux de l’argumentaire Passage à niveau levé Aux fins d’accorder la note râblée Avant la prise du son de l’enseignement inconnu Qui se crée tout seul Petite pantomime sèche Rendue à nos chères études En prise immédiate de l’Absolu.