Les chevaux du désir

 
 
 Frapper du sabot contre la porte    
 mène à l'idée rebelle    
 des joutes médiévales    
 écumant d'heureuse manière  
 les stalles de suint gras    
 des chevaux au désir accoutumés.        
  
 L'odeur musquée    
 emplit les chemins de traverse    
 aux reflets irisés    
 d'une tendre attention    
 tels les yeux du crocodile    
 au dessus du bayou.        
  
 Guirlande virale    
 accrochée aux cintres de lumière    
 les moines marins    
 chantèrent à reculons    
 dans la vague replète    
 le si bémol de l'onde.        
  
 Chansons de miel    
 sur le devant du fournil    
 à califourchon sur la bête    
 il suffisait d'accompagner les Don Quichotte    
 de moulin en moulin    
 le calame à la main.         
  
 Attendue par devers l'horizon    
 la pluie vint sur le tard    
 aux mains des champignons    
 crépus et bossus    
 que la décente Angèle    
 caressait des yeux.        
  
 Menant par la bride coutumière    
 la rosée des considérations    
 au Pré Madame    
 près des gentils garçons    
 les feuilles gourmandes de sève    
 frisèrent goulûment.        
  
 Évidons la coquille    
 pour de belle engeance    
 engager la conversation    
 au filtre du crépuscule    
 à modeler la romance      
 des femmes fleurs ajourées.        
  
 Tombée puis relevée    
 la huppe à tire d'aile    
 saisit le gant    
 par devant le château    
 sous la tonnelle épaisse    
 aux mille grappes permissives.        
  
  
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