De jour, à l’occident
Perlent les pleurs du dernier interlude
Comme saule au soleil d’été.
N’aie pas peur
De cette femme rousse
Poudroie d’étoiles le ciel absolu de ton enfance.
Il n’y aura pas à fuir
Rien qu’à repérer
Le petit carré d’herbes vertes.
Et s’il frappe du marteau, la pierre meuble,
C’est pour cambrer le cheval des amours
Gutturale échappée hors l’arène assignée.
À même la lumière de l’aube pointée
Entrons dans la mélopée
Des chansons de route à l’unisson.
La ruine épaisse s’est effondrée
Clairière d’émeraude à même le sol
Sous la volée de flèches courtes.
Puis redescendu sur terre
Sans rien y voir de nos savoirs
Broyer le noir du soir.
Maquillés de fils vierges
Ils ont parcouru l’espace
À se crever les yeux de ridicule.
Les pauvres os à moelle
Cognent à l’entrée de la grotte
Vertige absolu d’un avenir proche.
Silence, il y a tant à dire
Qu’un bottin d’effusions ne suffirait pas
À circonscrire l’orbe de l’arc en ciel.
S’écoule cristalline
L’eau ruisselante de la prairie
Accord buccal avec l’aventure extrême.
Pour que demain, les mots de poésie
Deviennent outils de l’esprit
Prompts à l’incandescence.
1749
La présence à ce qui s'advient