Le vent écrit sur la peau du temps Les signes qui dansent avant de s’effacer Mais qui donc lit ces éclats ?
L’invisible murmure Il habite le silence Les replis de l’âme Où germent les rêves distendus Les vérités vraies Qui n’ont pas besoin de preuves.
Un retournement soudain Le ciel se fait terre La terre se souvient du feu qui l'a faite.
Et la force ? Elle est là Dans l’attente Dans ce muscle du monde qui bat Cette pulsion obscure Ce rythme qui porte la vie comme une offrande.
Regarde Le beau n’est pas dans les courbes harmonieuses Mais dans l’effort Dans la lutte vertueuse contre l’oubli Il est dans la tranquillité qui naît Quand on a tout donné Quand on a tout perdu Et qu’on se relève.
L’essentiel est vrai Parce qu’il est nu Parce qu’il saigne Parce qu’il respire encore.
Et moi je marche entre les deux Entre ce qui se voit et ce qui se devine Entre l’écorce et la sève Entre l’instant et l’éternel.