Au plein emploi de soi Vierge à l’enfant adjuvante Au mirage des intentions À l’admonestation des mauvaises pensées À l’arrêt des génuflexions.
Pour te dire Que la belle vie rebondit À tous les carrefours Et que l’âme contenue ou pas Se fond dans la Désirade des fonctions.
Prenez-place Accomplissez l’œuvre des dix huit cierges Pour élever la foi du charbonnier Par des chants incandescents Jusqu’aux cintres de la croisée.
Fissures au cœur Les genoux tremblants Gorge serrée Priez pour ceux qui attendent La dernière onction.
Il écarta les piliers Et chues sur la dalle surannée Les croyances et bénédictions À point nommé Le jour de l’Élévation.
Les prés reverdiront Parsemés de jonquilles et de narcisses Autour du lieu sacré de notre enfance Où la sortie en procession Fit frissonner les feuilles des platanes.
La crypte ouverte pour l’heure Les gerbes de blé furent jetées Dans un bruissement de paille Reflet chatoyant de la foi de Saint-Jean Tout contre la solitude des sans-lois.
Grimoire déposé sous le porche Engendre vertige des mots Contre les parois couvertes de chaux Éveil en fin de chapelet D’un soupir de satisfaction.
Finalement nous vîmes venir à nous Les enfants de l’aube Enclins à dévaler bruyamment les escaliers Pour offrir leurs doux visages Aux images pieuses de la tradition.
Engoncés dans l’alcôve Hasardant une main chaude Sous le vêtement découvert Ils eurent bien du courage De porter en paradis le délicieux ouvrage.
Recluse au milieu du pont Elle reçut l’enfant-roi À midi moins le quart Sans que les gardes interviennent Énigme couverte par le silence des agneaux.
Apaisé Le matin gris des convenances piétiné Il promit de ne plus émouvoir Les officiants et pèlerins du dimanche Prompts au sacre du printemps.