La nuit passe

 
 
 La nuit passe    
 inquiétude    
 et silence des arbres    
 devant cette abstraction    
 qui me relie au rêve    
 effiloché   
 par le biais     
 d'un bief écarlate.        
  
 Démembré et Rassembleur    
 je révèle de vieilles histoires    
 en alerte d'exister    
 dans un ciel exigeant    
 qu'une œillade éclaire    
 en prétention     
 d'avoir entendu l'appel    
 d'être ou ne pas être.        
  
 Dans la salle des fêtes    
 les enfants crient    
 et les ogres-lutins qui les accompagnent    
 sans illusion de leurs folies    
 s’égaillent aux quatre coins    
 tels les oiseaux de l'éternel    
 devant les mots jaillis du silence    
 acte de présence devant la grande absence.        
  
 Qu'y puis-je    
 si des ombres époussettent leurs tapis-mousse    
 sur le sable des réalités !        
  
 La nuit passe    
 une brûlure enflamme les yeux de l'essentiel    
 pour un cœur plus clair et plus grand.        
  
  
                                                                            698
   

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site est protégé par reCAPTCHA et la Politique de confidentialité, ainsi que les Conditions de service Google s’appliquent.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.