L’Homme-Achab Adossé aux livres sacrés Fût de tout recours Comme chose faîtes ici-bas Et pas de conscience en sus À l’effort de penser Avant de rassembler Les masses anonymes et indifférenciées Vers la stupidité intelligente De pourvoir à l’hésitation de principe.
Ne pas être complice des assassins Permettre d’entendre les cris des suppliciés Alors qu’écrivent de leurs ongles Sur les murs des cellules Ces hommes et ces femmes Qui ne seront jamais de jeunes gens Jusqu’à défier la Majuscule Dans les cours de recréation Pour passer le clair du temps À biffer dogmes et sermons.
Pusillanimes accroc Au langage des gueux À soutenir Les vicissitudes de la transmission Passagère clandestine Du tout-à-l’égout des convenances Avant de proférer le discours inutile et cadencé Du délire de compassion Glande pinéale élevée Au transept des jours heureux.
Plus de maîtres Plus de signifiés à contre-courant Il est bon temps de s’engager Le plus simplement possible Hors des courants pestilentiels du gîte et du couvert À se dissimuler derrière les rangs de lavande Dans le décor faustien De nos funèbres visions Nuit parée de prunelles noires Jusqu’à la mise au vert du langage.
Sur le pont enjambant la voie Soigts raidis sur le fer froid Une écriture insolite S’est éprise du goût de l’âme Convergeant avec les pleurs D’après ivresse À devenir transparente Comme pierre tâchée sortie de l’alcôve Invisible amante au ventre rebondi Tête tranchée sous la soupente.
Se sucer les doigts Complaisance faîtes Allume les feux de l’argumentaire Passage à niveau levé Aux fins d’accorder la note râblée Avant la prise du son de l’enseignement inconnu Qui se crée tout seul Petite pantomime sèche Rendue à nos chères études En prise immédiate de l’Absolu.