au soleil vert de notre enfance

   Au soleil vert 
de notre enfance.  

L'eau s'écoulant 
du puits à la mare.  

Deux tritons  
un mâle une femelle.   

Douce effluve  
des senteurs printanières.  

De haut en bas 
l'effigie s'affiche.  

Le clap de fin 
mord la poussière.  

Accolé aux barrières 
l'arc-en-ciel épilogue.  

Suif dans la gorge 
le glissant d'une corde.
 
L'aplomb du désir  
l'épuisette à la main.  
  
Tout passe  
tout reflète la présence.
 
Devant le miroir  
le visage enjoué.  

Passer de ce qui est dur  
à ce qui est tendre.  

Etre en amour 
avec soi-même.  

Pas de théorie 
juste une intensité venue de l'intérieur.  

La grâce 
on la reçoit. 

Maman   
arrête de me dire qu'il faut pas.
 
La transmission 
une course de relais.  

Chaque âme est riche 
de l'attention portée à l'autre.  

Plein de papillons 
ces messagers sans poids.  

Entre genêts et ajoncs 
les murs s'ouvrent.  

File le vent 
évitant les impasses.
 
D'avant le vrai silence 
gambade douce gambade.
 
Ecoute 
l'air respirer.  


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