Les mots se tissent

Les mots se tissent
Un matin sur un autre chemin
À parcourir avec soin.

Passementerie de l’ouverture à autrui
Sur la ligne d’horizon
Prospère la vision.

Fissure écartelée
En bord de précipice
Tels haruspices en service.

Mangez rotez
Mais surtout ne jeunez plus
Le diable pourrait sortir de sa boîte.

Fraîche exhumation
À l’aube consacrée
Affouage abouti.

Prime d’abord
Quand mille sabords
Écornent le souvenir.

Pèle mêle des mottes d’herbes sèches
À gogo
Que la passion équarrit.

Douce verdure
Aux larmes disparues
Par de multiples incartades.

Épuisette posée contre la murette
Un saut de puce pour espérance
Que le beurre ne soit pas trop rance.

Plume allumée
En pensant à autrui
Cératine fraîche.

Figurine à portée du cœur
Naguère fortune d’Épinal
À la courte paille destinée.

Énorme bonhomme
Sous les arches du cloître
Portant onction après l’accident.

Épuiser le corps
Suivre la nuit de l’esprit
Dans le fourmillement des instincts.

De jouer le jeu
Faconde des facondes
Moi moi moi.

Clepsydre enfoncé dans le sable
D’une mission le temps
Entre les doigts du mécréant.

Face à la lune
Le soleil en rupture
Fera sien le coup de sabre du destin.

Figure chamarrée
Du doute l’essaim
Rejet aux écoutilles des guirlandes d’antan.

Reflux sensible
Des pissenlits d’avril
Aux commissures des dalles de béton.

Se baisser s’embrasser
Tourner en rond cul à cul
Au diable l’avarice.

Et de rire
Photographe de la honte
Sous la pluie drue martyrisant la terre molle.

À cesser de se raconter des histoires
Permet à l’impétrant
D’être exécuté en place de Grève.

Miracle des astreintes
À rendre son nom insigne
Permet de prendre café en toute tranquillité.

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