Accalmie de la Tragédie

Cette accalmie
Du temps des groupes identitaires
Où être chez soi
Venait nous enjoindre
À piétiner le sentier de l’empathie
De nos souliers cloutés
Datant de Mathusalem
L’illustre multiséculaire
Resté en cataplexie
À attendre le renouvellement de l’offre.

Et offre il y eut
De beaux habits pas chers
Venant d’Asie et d’ailleurs
Au synoptique de l’avenant
Rencontre millésimée
De la pauvreté et de la consommation
Havre réfractaire de l’exploitation
De l’homme
De la femme
Et de leurs enfants.

Calqués
Différenciés
Ramenés à des personnalités
Nous fûmes fumure odorante
Pour les manipulateurs de l’ordre
Engeance vespérale
Soucieuse de glisser
Le bien et le mal
Dans la boite aux lettres
De l’aimable vérité.

Il pleut
Et ne peux circonvenir
Le passage des nuages
De dessus la narse aux sphaignes sèches
Commisérations advenues
Recevant par petites morsures
Le corps béni du Saint-Esprit
Entre la scintigraphie et la palpation mammaire
De l’oblongue parousie
D’un millefeuille de fête paroissiale.

Pile dans le mille
Coudées franches
Le plancher des vaches
Recèle les os des disparus
Pour joindre la Tragédie
Aux pleurs des officiants
Gentes personnes ayant traversé l’océan
Pour se mettre à merci
Des retombées radioactives
Du meurtre des Atrides.

Au bicarbonate de soude
Nous serons tous prêt
À morigéner le sale et le pas beau
Quand dehors il fera beau
Maigre caresse rédemptrice
Posée sur le râble des souvenirs
Sans que le permis de se bien conduire
Soit offert en grande pompe
Gargouillis métonymique
Dans l’ombre de nos entrailles.


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