Miss Terre Retournée A cru bon en ses containers Verts et jaunes De retrouver saine provenance.
Le blanc Ignoré un instant S’est mû en bleu immaculé Dans la grande cascade Du chant des phonolites.
Miraflorès aux linges séchant À la pointe fine du réel Univers de particules Comme merle chanteur Au sortir du lavoir.
Aimer c’est pratiquer Déchirement autorisé À rouler dans l’abîme Pleines peintures enfantines Sur l’architecture de l’âme.
J’enfle et ne résiste En l’étoile des neiges Qu’au risque de déchoir À la réputation d’être discret Dans cette petite tribu d’artistes.
L’art de vie Réputation faite En marge du visage Le drap remonté jusqu’aux oreilles Marque d’infinies précautions.
Aux fées et sorcières Tous châles confondus J’abjure d’avoir manqué de références Quand absolue certitude Monte la milice des enfants perdus et retrouvés.
Précieux Bouche vide en mal d’enfouissement Je te nourris Illustre compagnon des anfractuosités Aux nues l’aperçu des choses vraies.
Dans le tréfonds des rayons ailés En noir et en inaugural L’un complétant l’autre Avons frappé comme papillon de nuit L’orage sidéral par où la vie fait signe.
Raffut à tous les étages Percevant le secret Plutôt que prévu La muette dignité s’est émue De l’advenue d’une nuit de lune.
Tenancière par temps de pluie De l’orgone référentielle Céante et à venir Les traits se sont fichés Jusqu’à toucher le fond.
Coûte cher Le couteau des astreintes À psalmodier Jusqu’à l’os Que la poésie est technologie.
Six à table Et cætera et cætera La lune était là À l’instant même Pour l’embarquement au Frioul.
Nuit de charme Enfilant ses claquettes Pleines de coléoptères À la teneur rose amère D’un claquement de langue.
Contourner le dialogue Permet de donner la mesure des sentiments Où se perdre au jeu des quatre saisons Garçon solitaire Marquant l’horizon d’un doigt de décision.
Pleine au toucher Rebelle à l’attache Arquant l’orbe de la libellule Sous l’éclat de la lampe Elle était belle et fidèle.
Des choses À même la table de marbre blanc Sentait bon le ressac Effritant la réalité des contours D’un procédé furtif de renoncement.
Il est un clubhouse De masques africains Aux teintes acidulées Que la geste langagière Tache de prose crémière.
Farigoule Ressauts à souhait Quelques morceaux d’histoires Rendent la partie ourlée du recueil Comme ouvert au vaste polyptyque.
Mille lumières à la une Ont fait vibrer la flèche Dans le bois de sang rouge Dentelles au collagène affrété Posées sur l’occiput de l’occident.
Le rire ourle Passage des pieds nus Sur l’ourlet des convenances Au déplié de la surrection Du corps chevauchant la barrière.
En queue de pie Arc tendu dès l’aube Avons convenu de rassembler les sagesses Pour les compter de un à dix Comme paillètes neuronales.
Incluse Recluse La femme du bout du pont S’est offerte au premier venu Contre tranche de pain dur.
Péruvienne et pourtant mienne Bondissante de cercle en cercle Elle a régurgité quelques pensées Par attention vive Portée aux enfants de la veille.
Un rire dans le noir De l’homme-tronc La provenance Pour épater la galerie Puis s’enfuir dans le blanc.
Accrocher à l’esse du couloir Le laissez-passer augure d’une évidence Il va falloir emmurer la douleur Récupérer les clefs de l’office Et pousser loin les effets du miroir.
À suivre son cœur Fait effleurer du regard La romance des jours perdus Quand dehors tremblent les grands blés De la vaste plaine d’Ukraine.
Assise sur la toute pierre Les cheveux emmêlés et pleins de sang Pleure la femme rousse Engendrée d’un coup de fusil Aux portes de l’église.
Activer ses humeurs Irriguer d’une tendresse de colosse La mémoire auscultée du réveil Conspiration clairement établie Humecte la bouche sèche de l’imagination.
Le vieil homme aux réalités perdues S’est ouvert au dernier serviteur De maints secrets d’alcôve Saisis à la pointe des mots Sans que se lève la brume carnassière.
Manège des rêves activés Accroc dans la besace Finissent par distribuer la poignée de grains Aux gens des maisons de paille et de bois Pitance éclaboussée d'une tristesse infinie.
Les doigts se rétractent Du tronc l’écorce rêche se déchire À trois reprises la résine suinte Perles de soie habillant la marionnette D’un dernier babil de cour de récréation.
La mousse s’éparpille D’une semblance l’autre Le long du chemin Longe mise au licol du mulet Durant la montée.
Tomber n’est point chose facile Sur la traîne de lumière Quand de toutes parts La foule vous exhorte D’aller y voir.
Hagard il devient un errant Perclus de choses à faire Sans que le jour finisse À suivre et resuivre Le joueur de flûte au coin des rues.
La dernière torsion Lui fit joindre le geste à la parole Éclats de bois giclant drus À la face du nouveau-né Exhumé de la falaise d’eau fraîche parcourue.
Divin élan À l’aube des temps Symphonie immaculée D’une musique des anges Par grâce associée.
L’organon dépoussiéré Se gave de sons Sur ordre divin En la nef aux larges triforiums Dépossédant les grimoires de leur encens.
Écho plus large que prévu Sur lune fragile L’insecte prend place À cœur perdu Rien d’impossible.
Songeur et méthodique Indubitablement céans Il a franchi le pas de l’ours Pour saillir à la volée L’ombre de son ombre.
Cent oiseaux l’accompagnent À la pagination prête Où mourir pour de vrai Occasionne aux mystères Le tohu-bohu des bonne manières.
File vite tristesse infinie Par la petite porte de sur quoi Aux couleurs des marches ardentes Propulser de faim et de raisons Les plages odysséennes.
Arthur est là Passant discorde en Abyssinie Aux ardents millésimés De la fosse aux lions Des chorégies perdues.
Mêler le sang avec les songes Amène au point d’encrage Albatros du fond des océans À s’ébattre toutes serres dehors Sur la peau rose du poème.
Censée flétrir toute chair Il s’est doucettement posé Un matin d’été À la corne d’Afrique Sur la mamelon d’or.
Et quand le chant nous vient Que la graine éclate sous le trait de lumière Alors l’imagination survient Station debout offerte à qui de droit Stipulant de vivre éternellement.
Quant il me regarde Au profond de la nuit Son sourire me tient foi De juste errance Pour toute éternité.
Rêvant Ne rêvant pas Les choses curieuses ou d’avenir S’éveilleront À la lueur des feux de la Saint Jean.
Sœurs si belles Ophélie retrouvée Eurydice éprouvée Sans panecote au matin Dès saut du lit D’une seule portée Elles eurent l’à propos De se conter Le délire amoureux Qui les fit marraines des astreintes Un soir Une nuit Une sieste Je ne sais Du côté de la cote 314 Troussées aux trayons de l’amour Alors que tout les destinait À se lire Uniquement se lire Dans le livre des images Pages tournées avec déférence Vives et blanches Sous la lune avertie Au doigt mouillé Figurines sorties de la crèche Se moulant à merveille Près de l’âtre Alors que d’autres Auraient saisi l’instant Pour partir en voyage Au partage des instincts À manigancer quelques incartades Mouches rebelles Cherchant fuligineuses réparties Aux sorties des maisons de plaisir Échappant par là au tailleur Tailleur de pierres s’entend Prêt à maintenir commande Contre vents et marées À l’entrée de la montagne Avec pour souci d’accomplir Le rituel des enfants obstinés Se livrant un duel Avec bâtons de pluie afférents Au foirail des biaudes bleues Avant que le cornet regorgeant de grappes de raisin Du grand-père le donateur N’enhardissent les gamins À cesser chamaillerie Pour à l’ombre des pruniers Enchanter l’ombre d’un silence bienvenu.
Aiguillon à la pointe acérée Infligeant par petites piqûres L’opprobre et la dérision Mesdames jeunes et belles Avons trouvé pour vous complaire Geste de mots de soie et de guipures Roulant des yeux de braise Sur la plaque de cheminée En proie aux levées de flammes Levées de troupes fraîches Hors conscription avérée Au bureau des entrées Madelons coopérant Au moral des armées Reines d’un foyer possible Sitôt guerre terminée Le ventre plein des fruits de la terre Encensées par le ministre des cultes Faconde permissivité Offerte le temps d’une visite Au grand livre des obligés de la glèbe Tenant comptage des naissances mariages et décès À la plume ébréchée Par devant soi Femmes de bonté Au sourire de Joconde Rencontrées au jardin Entre groseilliers et cassissiers.
Cabestan Les élingues frappaient le mât La brise était fraîche Julie prenait un bain de soleil Poitrine nue Cheveux épars sur la natte de plage.
Je feuilletais les pages du « Discours amoureux » De Roland Barthes Je m’éloignais du texte de plus en plus Je regardais Julie et ne la regardais pas Là, le ciel, la mer Les objets vibraient à mesure de ce qui se passait en moi Tout semblait refléter un présent accentué J’étais calme Je ne bougeais pas Dans ma poitrine un feu sautillait Sur des buches noires et rouges Je tournais la tête vers elle.
Étendue à la pointe du bateau Je m’offrais au soleil J’étais rafraîchie par un vent doux et bienveillant La coque montait et descendait Claquant de la langue quant la vague la giflait Je devinais Charles adossé à la porte de l’habitacle J’avais accepté son offre d’aller faire un tour en mer Pour l’eau, pour le bateau, pour le soleil, pour la brise … Et il y avait bien autre chose.
Elle leva la tête S’accouda sur le pont Rejeta ses cheveux en arrière d’un mouvement de nuque Il semblait qu’elle me regardait Et même me souriait Puis elle se tourna sur le côté Et à contre-jour je pouvais voir l'estampe De ses jambes, son bassin, sa taille, son buste, Son cou, sa tête Un paysage Une portée musicale Je ne bougeais pas Mon cœur battait très fort.
M’étant retourné vers lui J’évitais son regard Pour ne pas être éprise Trop tôt Je sentais mon ventre gargouiller Le soleil me chauffait le dos Sans attente je vivais le présent Et si cela n’allait pas s’arrêter là C’était à lui de faire quelque chose Défilaient alors les moments où nous nous étions déjà croisés Je me remémorais le décalage que j'avais ressenti Entre son regard et son corps dégingandé Il me paraissait pas très à l’aise et pourtant présent Sans hâte j’attendais la suite.
C’est alors que je décidais de lui proposer à boire J’allais remplir un verre d’eau à la réserve Et bravement le lui tendais « Veux-tu un verre d’eau ? » Elle me regarda et me dis très doucement : « Je t’aime » J’étais estomaqué Et renversai le verre d’eau sur le pont.
Une mouette couina à la pointe du mât Un petit nuage passa Neptune les reins ceints de varechs Sortit de l’eau brandissant un trident.