Blanches et Bleues

Blanches et bleues

Tant d’heures se sont détachées d’elles

Pour nourrir de présence

Les années cumulées.

À l’envie

De paroles tu as régalé

L’air que nous respirons

L’eau de seltz à profusion.

De la famille

Peu de mots ont découlés

À soigner et guérir

L’écriture façonne le monde.

Avons chaussé de grandes bottes

Au cours de cette histoire

Pour funérailles en dernière instance

Claquer la langue devant Mère grand.

Cyniquement frêle

La papille rêche

Elle évalua le chemin à parcourir

Pour monter au mont d’Alambre.

Vent frais

Sur chevelure blonde

Ouvre la pensée

Comme huître perlière.

Le porc te salue bien bas

Porte close et museau rose

D’une finitude certaine

Le cri du coq au petit matin.

Queue-de-rat et Fente oblique

Ont engagé le retrait

D’un été caniculaire

Vers l’antre aux ours.

Me dit puis me la fait en douce

L’incartade frisa l’irréparable

Dans l’éclipse du soleil

Je tirai trois fois sur la cible molle.

Nés de père et de mère dissolus

L’eau devint glace

Aux cinquantièmes rugissants

Du vieil océan.

À fond de cale

Les corps blancs des miséreux

Dégageaient une odeur acre

Introït de l’au-delà.

Émergeaient sur la page de garde

Les mots d’attachements vertueux

Codicilles enfantins

À la lueur d’une bougie éternelle.

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