
Satellite De la quille au bois d'or Le chien dans le ciel Est venu me dire Qu'il m'aimait. Aussi près des frondaisons Ai-je ému le qu'en-dira-t'on Des commisérations Pour guignol de guingois Terminer la saison. Se sont vus Se sont entendus Les organistes de la rencontre À échanger menus potins En avril de bon matin. Finalement épris Du jour et de la nuit Ils ont inauguré Le masque de la fidélité À l'ombre du frêne. Glissons la main dans le pétrin Sachons remercier ce qui nous expose Cette auscultation d'un roman de gare Barrant la route à la dérision Comme écrire une chanson. Fresque écarlate Dans l'entre-deux de la rencontre Il eût été de coutume De remettre à plus tard Pince-mi pince-moi. Ne souriez pas Ne prenez pas la pose Soyez de mèche au mépris de l'instant La corde et le gibet De ce que propose le frisson. À se moquer de tout Les nuages deviennent des visages Que l'ample conformité de nos habitudes Façonne du murmure de l'esprit Collagène importé d'une contrée lointaine. Battons le pavé À coups de fourche acérée Qu'enfle la rumeur et les pleurs Des âmes abandonnées Au bastingage de leur âge. Occulter le plaisir Permet d'embrasser à l'autre bout du fil Le battement d'un cœur Tout près de l'événement majeur D'avoir à dire merci. Si légère cette parole Qu'en sa cible les paupières se révèlent Hongres des plaines du nouveau monde À la portée d'une pensée Griffe posée sous la cognée. Filons Le temps est à l'orage Sable glissant entre les doigts Façonnons le courage d'être de passage En quête de la juste cause. 1257








