
Célimène Demoiselle noctambule Passait le bief de son temps À demeurer sous la tonnelle Du passé sa passion. D'un dialogue l'autre Elle engendrait plus que de raison Le goût de l'aventure De cape et d'épée La soumission encalminée. À quatre mains sur le piano En fin d'exercice Elle recentrait de sève et de présure L'émotion de Caravage Poudrant perruque sur le tard. Un filet pour éviter la chute Une flamme d'argent Sur le revers du veston Pouvait alors s'écouler un peu de sang Hors des attaches de l'esprit. Poncée percée écartelée À la recherche des origines Juste un manquement au choisir de sa vie L'aube pouvait venir Histoire à reproduire. La montagne où s'asseoir n'existe pas Seul le roulement du tonnerre vitupère Au passage des aigles Le ruisseau murmurant goulée de plaisir Par dessus l'instinct. Prendre ou être pris Par la guérison à petits prix Fabrique de l'or au contact de l'intrication D'une particule l'autre En quête de bonne santé. ( Détail d'une œuvre de Jean-Claude Guerrero ) 1235








