Nuit de cire

Nuit de cire 
Pincée entre mes doigts
Alvéole des mots
Caressant l’aube
Du cri des hirondelles
J’ai sommé à point nommé
Le micro des souvenirs
Pointe amoureuse de l’arbre à fleurs
De darder la maîtrise des ans
Sur l’horizon souple des circonvenues.

Pierre à pierre
La monstruosité du temps
Écorchait les mains du parturient
Sur le basalte des origines
Augure sautillante faisant du rien
Le tout des afflictions
À mesure de la levée du corps
Hors du carré commémoratif
Passage suggéré d’entre les morts
À évaluer les couleurs de l’aurore.
Effritement de la musique des cornemuses
Le long des balustrades
Pour une dernière histoire
De Roi des aulnes reniant à domicile
Ce qui l’avait porté au devant des autres
Lui cette ombre vacillante
Faisant se courber les femmes aux lourdes robes
Devant les bassines d’eau fumante
À soulever de leurs spatules de bois dur
Le linge de la Saint-Jean.

Fraîches aubergines
Faisant danser une pantomime
Sur la joue rose des jeunes filles
Levée gourmande d’un halo de promesses
Pour enluminures de demain
Ourler le couple d’oiseaux en vol
D’une volée de chevrotine
À la une à la deux
Plombant l’ambiance
Du toucher au terme de la romance.
Sérénité crispée
D’un ordre à remuer ciel et terre
Quand dehors ploie le jour
À même de couvrir d’un linceul
Les eaux dormantes du destin
Havre dernier de l’imagination
Faisant sien le chemin
Sur lequel calquer nos fréquentations
D’une obole de circonstance
Aura vernaculaire de nos inspirations.

Il pleut
Bise humide du bout de la langue
À contempler du fond des yeux
Les mots du bord de mer
Mettant à l’ouvrage
De labiles pensées
Telles quolibets de principe
Cloquant de bulles bruissantes
Le sable de la destinée
À subjuguer encore et encore.

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