De l’individu à la personne

Conditionné, mis au pas, obligé à la quadrature du cercle,  » l’ individu  »  vivote en périphérie de son chemin .

Passent parfois les libres oiseaux de son intuition qu’il accueille avec l’oeil du coeur. Se dessinent alors de riches contrées où bonté, joie, paix et amour scintillent sur l’arc-en-ciel aux mille yeux .

C’est qu’il est alors temps de se connaître, soi, de bien vivre pour s’accomplir, en affirmant sa singularité, au contact des autres .

C’est ainsi que jaillit  » la personne «  tout à la fois Roi, Prêtre et Prophète .

025

A la périphérie des cercles

 

A la périphérie des cercles de ma curiosité

m’ai apparu le pré carré des implications mondaines,

noyau frelaté d’un fruit incertain

me convoquant à voir   » ce qui est. « 

Libre expression

dans un rapport robuste et apaisé,

je me suis mis hors de portée

de l’enclos de mon intimité

pour m’ouvrir et proposer à qui « est là »

un bout de chemin à faire ensemble .

023

Gardien de la crypte et du tabernacle

 

 Oiseau-ego de la conscience de soi .

Cette nécessité-vide qui s’apostrophe elle-même .

Ainsi s’effondre le monde de l’éthique où nous avions nos motifs, nos fins et le Sens, c’est-à-dire la substance de la vie .

Moment de retour à l’universel qui en se réfléchissant révèle l’individu comme lieu singulier d’envol de la colombe, comme avènement de la personne .

022

L’eau de la fontaine d’Orcival

     L’eau de la fontaine d’Orcival est une eau particulière, proche de certaines autres bien sûr, surtout de l’eau du robinet, de celle de la bouteille plastique, de l’éprouvette, de l’eau de pluie, mais différente d’elles pourtant, et très éloignée encore de celle des bénitiers .

Et bien entendu c’est sa différence qui m’intéresse, cette différence qui par son caractère absolu est essentiellement processus de relation entre le contenant et le contenu, entre l’eau et son usage domestique ou imaginal .

019

La lumière en son camaïeu

  La lumière en son camaïeu rencontre le froid de la dalle.

Choc circonstancié du bas d’avec le haut, levée probable de l’enfant endormi, passation de pouvoir entre la nuit et le jour.

La lumière est ainsi, à double emploi. la rencontre de l’offert et du donné, le frisson qui nous comble d’amour en notre vulnérabilité, l’approche du sans-repos, le plaisir d’un vol qui jamais ne s’arrêtera car c’est au nid que l’on prend les oiseaux.

 012

Tel le feu qui pénètre le fer

Tel le feu qui pénètre le fer quant celui-ci est jeté dans le brasier …

Le fer garde la substance du métal mais il devient et réalise l’esprit du feu qui l’habite et le transfigure .

Ainsi vont les hommes lorsque le saisissement d’une rencontre les convoque au retournement .

Ils se pourvoient alors en créativité, hors temps et espace, vers le tendre abandon de leur être existentiel, pour aborder le coeur en feu la vague du Mystère .

018

La présence à ce qui s'advient