Donne ogive de printemps au rebond des notes du piano.
De pleines fougères manduquent l'ombre et la lumière.
Par la travée le jour paraît.
En leurs gravats de nuit les souvenirs émergent.
Pierre de sel contre la rambarde il jouait du flûtiau l'homme au masque neutre en ses haillons mêlé à la tourbe des mots.
De la sculpturale tour s'échappaient ses cheveux gris effluves lasses et taillis secs sur les barreaux de l'échelle montait à petits bonds le rire du sang des choses aux murmures de la plaine au loin vacillante à pleines mains retenant l'herbe ensilée dans la boîte des songes aux fuligineux apprêts du suave reflux de la gnose émise solitaire sur le pavé gras des remontées mon âme aux multiples élans rassemblée les ongles sales éclairage salace elle offrait à tous le regard baissé les allusions aux baisers que l'araigne compassion éclaboussait par petits jets d'esprit sur le miroir en fond de salle toi la bicolore jeune femme aux habits de charme que la table ronde saisissait par plaques dispersées sur le parvis des algues sages aux macareux heureux soulevés par le vent de mer en partance vers l'huître perlière amuse-gueule des sorties de théâtre.
Le rêve épouse les plots du plateau où faire passer les mots juste la recherche d'un petit bonheur juste avec le sourire de la Joconde.
La morale et les mots râlent habités habilités à parler au nom de qui de droit pas droit du tout le binaire est agent de corruption devant la déroute du toi à moi qui nous campe en la raison.
La complexité oui la souffrance oui par excès de confiance.
Le symposium des idées convenues se marie en formes et en ressentis avec la dispersion des propos entendus.
Il n'est de pire sourd que celui qui croit gérer la bipartition et le dit si fort au tout venant que le vent emporte son propos telle flèche d'argent genoux fléchis sous la convenance le sifflement brûlant l'azur par temps de pleine lune.
Neige foulée forme svelte à l'entrée de la pâture page dure de l'écrit le souffle sur le duvet vent de février sonne l'heure au bleu d'un frisson de blanche lignée ouvrant à grand tapage l'ordre des corneilles que susurre à l'oreille la levée du jour sans que lune paraisse ma mie que le regard darde d'un sourire belette.
Viens voix hurlante vol de l'ange en harmonie louve amie de l'homme la neige claque ses flocons en conciliabule avec l'horizon que ferme la nuée.
Passe ta robe et me joins l'homme au passé révolu ma solitude ennoblie le son des cloches croise le murmure des errants s'ouvre le cœur des tendres en accueil de la rudesse des blessés de l'âme. Petites pierres sculptées contre le mur de chaux recouvert la marche lente sur la neige craquante appelle et replie de gothiques écritures la muse contre l'églantier garantie du sceau des mendiants en cette étendue de rencontres soulevées à merci de l'univers.
Accepter la Vie, être conscient, de cette part de nous-même qui cherche à grandir,à pousser ses limites, à répondreà une demande, à être en accordavec ce qui est, par des actionsdont on ne connaît pasla complexité causale mais qui nous semblent juste sur le moment. ça brûle donc je me chauffe ; le tirage adapté viendra après.Tout est question de distance hors la perspective qui seule subsiste, une perspective qui n'implique pas nécessairement la Vérité, mais qui compense, qui pardonne, qui donne de l'énergie, qui aime et ne nous déçoit pas.
Et si cela navrait toutes les incertitudes et nous orientait vers la prise de risque d'être en responsabilité sans préjuger de ce qui se passera !
Il fût un temps de parousie affirmée où néanmoins nous prîmes la clé des champs, simplement pour n'être plus dans le cercle des habitudes et entrevoir les dérives du système.
Avec raison et bonhomie au fil de l'eau il y eut bien des rapides et des chutes qui nous entraînèrent vers l'autre côté de soi, ce maigre affront à soi-même, cette outre emplie des vents de l'aventure.
Le destin ourdit des bizarreries, le cadran de l'horloge a des hoquets de tendresse. S'arrêter près de la source aux loups prélude à la réflexion de manger ou d'être mangé, d'envisager le clair-obscur des visitations avec sérénité, d'être aux petits soins avec sa faim tout autant qu'avec son besoin de sommeil et de rencontres.
Un brouillard recouvrit le fond de la combe, une bruine amena des gouttelettes sur le visage, le froid envahissait le corps.
Un faon sortit du bois immédiatement suivi par une biche ce qui me remit sur pied contre le grand chêne outragé par des orages qui avaient entamé des branches maîtresses mais dont la force résiliente ébranlait mon être.
Je repris le service d'ost. Le seigneur m'attendait. Il devait encore pleuvoir des grenouilles. Le chemin montait. Je savais qu'après la butte la pente serait descendante, que la place du village serait bruissante de couleurs et de voix, qu'une vitalité légère brasserait les corps et les âmes jusqu'à ce que le beffroi sonne les douze coups de midi.
Alors je partirai, le travail entamé, escorté des trolls et des djinns vers le point de non-retour où la mort rejoint la naissance, au sanctuaire où tout s'apaise près du frêne et du tilleul. Prémices du regain de la vie.553
Sanctuaire guidance des dents sur le devant de la hampe à petits pas sur la sente des fleurs je hume les fragrances du mimosa mon abécédaire des hautes terres en appel des mots de miel écaillés par le crissement des cigales auprès des vagues à cheval sur la voix énonciatrice aux naseaux que le sel blanchit la poignée de salicornes à bout de bras brandievers la Victoire.
Au trot à crû les sabots frappant le sable durci la métaphore sort de l'ombre vertèbres cliquetantes frisettes au vent. le mégalithe capte le vol des oiseaux en bord de mer rapide passage du fusain sur la feuille blanche d'une sylve présence.
Cette aventure au delà de l'objet de série courbe le temps adjonction pointilleuse recouvrant les décombres du mystère de parures pour rire et de superstitions outrecuidantes. Cette aventure au delà de la raison et de l'appel courbe l'espace mesures mortifères dont la contredanse ne peut être qu'immobilité fermement plantée sur ses ergots au centre du dialogue. Marchons à grands pas tous dehors et lui dedans là où tout se tient tout se marie dans l'auguste brouillard recouvrant les excavations de la paroi haute à gravir les mains nues à chérir le repère de l'aigle alors que dansent par le bas les divagations de l'esprit derrière d'hypothétiques tentures crépusculaires.
Ne nous égarons pas qui refuserait d'ailleurs la pincée de sel sur la langue des ouvreurs de l'aube ? Soyons la flamme d'un monde de paix Soyons la grâce de l'architecture ouverte Soyons sans haine ni aveuglement les éléments pleins sans démêler le tien du mien à la portée de l'œil unique en livrée d'amour et de sagesse Soyons le baiser d'avant la bascule des lèvres jointes.
Quelques bribes de mots au vent venus au risque de passer pour un vieil orignal aux bois velus. Puissent quelques passants les saisir en sourires à l'hiver vingt et vingt sans qu'oubli se fasse à l'aube de ce qui vient alors que tout est en nous. Sans prudence à consommer pour le meilleur de soi en ouverture à l'autre. 550