Dans sa blouse grise des années cinquante à fines rayures et boutons rouges elle montait la côte reliant les hameaux du Bas et du Haut .
La vie était belle telle un grain de chapeletvieilli au passage du transformateur électrique un bonheur en appelait un autre.
Nous faisions le trajet avec le troupeau la panière de linge humide dans la brouette par la sente caillouteuse.
Rien n'y changeait fors l'honneur comme disaient les gens bien pensants dont les souliers semblaient éviter la poussière.
Elle s'appelait Jeanne je l'appelais maman et ses yeux noirs coressaient mon front telles les ailes d'une hirondelle.
Par le chemin de Lacombe il y avait le monde aux têtes de chardon versle bois de Laroussière où le vent soufflait frais.
J'ai rêvé que le village s'envolait par dessus les champs ondoyants vers un ciel aux célestes demeures sans qu'une pierre nous fasse trébucher.
Il y avait là les ancêtres dans leurs habits du dimanche à lisser leurs moustaches et épousseter le bas de leurs robes.
Des chiens au loin croisaient leurs signatures sonores et l'écho embrouillait le tout avec l'aigu des oiseaux de la haie.
J'ai écarté les doigts devant mes yeux pour percevoir seux qui nous veulent du bien aux fins d'un étreinte chaleureuse.
L'on donnait peu, on ne recevait rien tout était là avec la possibilité de s'engendrer soi-même et de renaître entre nous.
Le plein d'eau de la fontaine les arbres tisonnant l'orage qui approchait la mécanique sans poulie ni courroiedu charoi tout était disposé à te dire "je t'aime".
Gaël Jean-Claude GERARD a été professeur d’Histoire et Géographie, formateur, Gestalt-thérapeute et photographe.
Il est aussi poète et à ce titre est devenu arrangeur de mots, en tendresse, en liberté et en quête de vérité. La geste poétique ne peut se concevoir que sur un chemin de solitude, d’exigence quant à la forme, de vigueur dans le sens du dépassement de soi, de légèreté dans l’approche, d’humilité dans la posture et de ténacité dans l’effort.
Le poète n’est pas là pour satisfaire son ego ni se complaire dans quelque forme conventionnelle. Il est un révolutionnaire dans la mesure où il balaie l’ordre et l’observance des habitudes de son temps. Il est un traditionaliste dans le respect qu’il montre à l’égard des anciens qui ont tracé les sentiers de l’aventure, perpétré les exercices de haute voltige de la prise de risque de la nouveauté, creusé les tunnels de l’ombre intérieure et lancer les ponts de la rencontre rugueuse avec autrui en franchissant avec force et détermination les vallées de la facilité.
Le poète aime la vie. Les joies et les peines sont le pain et le vin de ses transgressions coutumières. Il n’a de compte à rendre à personne. Peu importe que l’on se gausse derrière lui, il porte le masque des acteurs du théâtre antique seul habilité à converser avec les Dieux.
Et si parfois les chiens sont lâchés, que sa parole le dépasse, il la laisse filer vers des terres inconnues et farouches pour ensuite tâcher de composer avec les tenants et aboutissants de cette errance expiatoire ô combien nécessaire à des fins d’expurgation de sa navrance et d’adoucissement des barrières de l’oubli où l’entraîne vigueur et intuition.
Son attention l’oriente vers des orées, des imprévus, des intersignes, des analogies, des correspondances. Le poète ne peut être qu’un nouvel argonaute, un artisan du cœur pour lequel tout n’a pas été encore dit.
Ses mots sont de braise quand il fait froid et de glace lorsque le temps est à l’orage. Ses mots le prennent à revers, palpitent, giclent, glissent, hurlent, geignent et clament sa foi en l’humaine condition pour ensuite s’adoucir devant la tenue des “Mystères”, des offices et liturgies qui font se pâmer de douleur et d’aise les reposants de la langue vermeille, langue des druides, langue de Dieu, langue inouïe et imaginale des questeurs d’absolu.
Le mots n’ont pas de sens s’ils ne sont pas vécus intimement, s’ils ne sont pas pesés à l’aune de ses douleurs, à l’aune de l’enfance éternelle.
Sa vision est millimétrique et apocalyptique. Le temps et l’espace, bien présents au demeurant dans son existence quotidienne, sont intégrés dans son tempérament globalisant. Tout est là, à portée de perception, à portée de plume et l’agencement des éléments qui le bombarde par temps de chute de météorites devient à froid affaire d’acceptation, de discrimination, d’effacement et de rangement bien plus que de hasard. D’ailleurs pour lui, le hasard n’existe pas et ce qu’on appelle rencontre fortuite, coïncidence, paradoxe, synchronicité sont des traces mnésiques affluentes du passé et promesses d’un avenir imaginé marquées de la vision, du sceau de la réalité.
Les sons et les couleurs, les rythmes, les musiques et le sens même des mots sont le tutu des danseuses de l’Opéra du temps d’Edouard Degas. L’arc-en-ciel des impressions mijote en de multiples possibilités que l’avidité de l’expression ne sert pas. Le poète attend, il patiente assis sur son céans guettant l’ouverture d’une fenêtre de lumière dans le nuage de poussières qui l’aveugle, qui l’encombre, le complaît et par lequel il respire. Alors il jaillit, il naît, il voit.
Le poète n’a pas de pierre où reposer sa tête. Les étoiles lui tiennent lieu de bougies de Noël. Son engagement est ailleurs. Son sommeil est plongée en apnée. Et quant l’aube point, elle n’a pas toujours les doigts de rose. Les remugles sont là et l’enfant qui naît alors est marqué par le trait de la souffrance. Il est alors possédé par le désir inexpugnable de connaissances et l’obligation de clamer ses rencontres en beauté – mandorles de son onde porteuse – haut et fort à la face du monde des humains tout autant que dans le désert ou dans l’absolu. L’enfant-poète se laisse sculpter par ce qu’il n’est pas encore et son entendement ne peut être qu’une expérience poétique et métaphysique.
Son père, sa mère, ses fils et filles sont le jeu d’une filiation que la coupe levée haute sur le parvis du temple honore aux quatre vents de son destin l’appel de la nuit, du jour, de l’amour et de sa finitude.
Il n’est d’avenir que la marche du pèlerin de l’âme sur la voie lactée.
S’il se souvient, ce n’est que pour se marier avec le temps qui passe, avec l’oiseau sur l’arbre, le sourire d’un autre homme, d’une autre femme, d’un enfant, avec le tonnerre qui gronde et la pluie qui le nourrit. Un temps pour chaque chose. Il est le temps qui passe. Il est l’oiseau sur la branche, il est le tonnerre et la pluie. La contemplation des saisons qui tournent autour de lui le réjouit. Couple fécond que forme le poète, ce prophète-enfant-artisan, en contact avec son environnement.
Alors le silence peut s’établir, un silence fait de l’effacement de l’œuvre. Un silence au profond de notre univers qui continue sa course, inexorablement.
Ici, sur le site ” regardauvergne – la présence à ce qui s’advient “, des textes et des photos sont associés.
Les textes ont des saveurs variées. Certains sont des synthèses et réflexions sur des sujets actuels et les perspectives de recherche qui animent notre monde d’aujourd’hui. D’autres sont plus personnels et traitent de mes tentatives pour faire sens dans mes relations. Et surtout la plupart d’entre eux proviennent de ce qui s’advient en résonance poétique dans l’ici et maintenant où je suis. Au travers de ces derniers il y a jaillissement de la présence sous une forme multiréférencée et même ébouriffée qu’une certaine conformité de clarté et de rigueur dans l’expression phrasée ne saurait que partiellement convenir. Un voile subsistera toujours. Un voile que la lenteur nécessaire au dévoilement purifie de toute baguenaude.
Les photos proviennent d’un panel constitué antérieurement dans l’errance joyeuse du marcheur, animé par le soucis d’observer, de Voir, de ressentir, d’entrer en résonance et de servir l’objet photographique dans un cadre fait de structure, de matières, de lumières, de principes géométriques et d’émotion aux fins de circonvenir le bâillon des mots dont nous sommes trop souvent les récipiendaires. Les photos imposent silence.
L’association d’une photo particulière à un texte précis est mystérieuse. Elle ne relève pas de l’illustration même si parfois une certaine redondance peut surgir, avec finasserie et humour. La photo et le texte se rencontrent et de leur contact peut surgir une troisième dimension, un tiers inclus, une nature autre qui nous convoque à un rebond de la réflexion. C’est par cet entre-deux, dans cet espace vierge de piétinements où surseoir à l’arrivée d’un sens hâtif qui peut scléroser l’entendement , que nous ouvrons notre cœur et permettons la rencontre avec le cœur de l’autre. Une bouffée d’air nous donne alors le courage d’avoir envie de vivre davantage et de nous projeter dans l’émerveillement.
Rassemblons-nous, soyons les officiants de la beauté. Il se pourrait que le maçon que nous sommes ait besoin de chaque pierre pour construire cette présence à nulle autre pareille : l’amour, l’amour doudou, comme celui qui prend soin de l’autre et celui qui construit l’avenir.
De leurs bras nus les femmes enserraient le monde pour clamer haut et fort le burlesque des situations. Mal leurs en pris car Guignol suivi de ses sbires se mit à les courser dans la grande salle des sollicitudes. Fallait les voir ces graves messieurs de la basse cour de s'écharper sans que leur noirceur en pâtisse sous les dorures du palais des sports. Au rythme des agressions passées et à venir le qu'en dira-t-on des messageries fît des principes de gestion la geste écarlate. Sauriez-vous retirer du marigot le corps des femmes alors que pourrissent sur les toits de tôle les dépouilles de leurs enfants. Sales et grises de non-dits elles se mirent à compter leurs lunes accrochées au mât de cocagne pour le sacre du printemps. Faussement achoppées de paillettes ces dames d'esprit échangeaient leurs recettes du bien-être pensant à la sauce gribiche au vert-galant en forêt-noire. S'agitèrent dans la mousse leurs corps poncés de près en vue du dessert amarante des levées de fin de saison. Surgirent du dessous des tables l'organe turgescent de cape et d'épée que les gracieuses égéries se mirent à couper en rondelles. Salées, poivrées et mijotantes à souhait nous eûmes l'honneur d'arrondir nos fins de mois sur le piano métallique du Saint-Esprit à l'écoute du ciel destiné. S'inclinèrent face contre terre les rebelles et les courtisées sachant cligner de l'œil par temps de pluie. Dans cet état d'émergence absolue dégrossir, raffiner, purifier s'imposait pour nourrir de grosses larmes la flèche décochée de la Mission. 761
Il faisait beau l'aube écartait ses lèvres d'une fissure initiale je m'étais levé de bonne heure et les sorcières dormaient encore. Me mis en habits du dimanche la tête fraîche le corps et les sabots suédois sur le qui-vive avec le projet d'aller y voir. Mazette que cela la grande armoire à glace je l'avais ouverte pour en extraire un vieux gilet trop petit. Il y avait de la gourmandise mais la partie était trop belle aussi me suis-je rendu à cette rencontre familiale en Quatre ailes bleues. Empreint de l'innocence de l'enfant et de la casquette de postier du grand-père la route avait été tournicotante à grands coups de klaxon dans les virages. Ce que je voyais c'est moi qui le créais dans son cocon de vieilles images avec point trop de consistance. Je me suis arrêté en bord de route à hauteur des bois noirs dans la fraîcheur de l'altitude et là ma sphère de contemplation a vrillé. Plus de reconnaissance du passé en capilotades les hardes étaient au fond du coffre nu je vous dis que j'étais nu et ma peau brillait dans le petit matin. Quand à savoir où cela me menait ce n'était pas de mise mes cartes routières s'étaient envoléeset le projet initial aux abonnés absents. Le paysage était bien là et c'est moi qui le regardais cet écran là qui provenait bien de quelque part et qui faisait irruption avec une multitude de détails.Je tournais la tête de quatre vingt dix degrés les bords de route étaient sombres et mon regard-laser perforait l'espace. Je le vis le pourquoi du comment de la chose l'insecte poilu au bec noir et tout fût résolu. Le "Terrestre" était en placetout conspirait à ma respirationmais comment reconnaître et comprendreavec quoi j'étais confondu.
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Les écrouelles que le temps rejette à la corne de l'Afrique ont l'attrait de la recommandation qu'Arthur Rimbaud engagea.
Plus d'attelage construit pour l'avenir plus de repli initiatique sur son pré carré Rien que la maison des origines rassemblant les derniers êtres de la forêt.
Tout tourne dans le maelstrom les noyés ne se ressemblent ni s'assemblent parmi les débris du tonneau des danaïdes où l'homme infatué prospère.
Certains sont aspirés par le fond d'autres servent de bouée de sauvetage pour que le monde devienne royaume selon la courbure du Temps.
L'Ecologie est renversée dans les excavations de la tradition l'Ecologie ne tracte plus elle est visitée par le concert des déchus. Aussi j'ai repris le commerce d'antan derrière l'injustice sociale pour jongler entre Nature et intérêts humains au paradis du militantisme où tous les loups sont gris. Entre le libéralisme et le repli sur soi je me suis porté en effraction sur la ligne de front où Gauche / Droite chargé d'affects je mue.
Virer de bord par décoction mentale où tout est permis permet de tendre le lien entre Terre et Ciel.
En fond de forge détachons-nous de la régression dont les chants de trahison et d'abandon culminent mains levées.
J'ai installé mon étal au marché de Noël pour vivre les négociations et déplacer nos intérêts entre les fuyants du Global et les réfugiés du Local.
La boussole s'affole dans cette réorientation et là point d'attitude candide mais plutôt des questions de poids et mesures pour reconstituer la masse magnétique.
Et à défaut se fondre dans nos Valeurs à l'appétence paternelle sans déracinement ni "retour à la terre" juste épreuve du courage des mystes.
Sur le pont aux parapets de crépi écaillé genre perroquet des cadenas fleurissaient sous la caresse d'un soleil carnassier. Des voix s'élevaient des rives sanguines cinglantes échappées sous la frondaison vibrante des bois en bordure de rivière. Sagement repris au débotté d'une touche fine aux verts affirmés l'homme-peintre manœuvrait son orchestre de couleurs. Des cyclistes passèrent dans un cliquetis de dérailleurs propre au dos d'âne de l'ouvrage sans mot dire casquettes bien en place. La forme blanchâtre de l'escarboucle frôla les arches gallo-romaines dont la chevelure d'algues à même l'onde filait guimauve. Les têtes des femmes-chœur jaillirent en bord de berges accompagnées d'une armée de violons sous la conduite du maître-coudrier. Soliloque en phase basse la voix grave de l'homme des contrées profondes souffla sur les volutes de brume se délitant devant le trait bleu du martin-pêcheur. La corne de brume racla le fond de scène pour faire apparaître un faisceau d'arguments piquant le décor d'un lacis aux mailles serrées. L'homme-peintre se recula du carré réceptacle du tout-venant pour esquisser pipe aux lèvres un rictus circonspect. S'emparèrent de l'instant les âmes sapientiales au front fort des métaphores dans leur prise de distance innocente. Discernant un passage dans la berge le sanglier jaillit sur les galets grattant du sabot le son des partisans. Se lever dresser le pavillon des circonstances pour au plus prêt rassembler les polarités de la réalisation. 758
J'irai marcher sur le chemin aux touffes d'herbes en son milieu le long des pâtures ceintes de piquets et de barbelés. Le cheval s'arrêtera de brouter pour se tourner vers moi et me rejoindre curieux et pas pressé que je lui caresse la tête. Je me déplacerai lentement avec délicatesse et régularité pour que les jambes répondent sans trop de douleurs. Le bâton de marche se plantera sans hâte sur le sol de terre et de graviers pour que le poids de chaque pas soit moindre. Je m'arrêterai pour prendre une photo premier plan, perspective, arrière plan dans une composition équilibrée. Je continuerai de descendre vers le lac aux eaux argentées sous un ciel pommelé avec des pissenlits ensoleillés et des vaches broutant bruyamment. Je ne serai pas seul avec des idées dans la tête accompagnant ma respiration d'air frais que j'inspire et expire en conscience. En même temps que j'écris une photo de ma galerie se dessine dans la remembrance de cet instant où la pensée rejoint le corps. De ce passé remémoré je fais un présent narratif qui sent l'herbe du printemps entre souvenir et perceptions remontantes. Au loin un dirigeable multicolore lâche ses flammes de bête aux naseaux éructant pour progresser par petits bonds au dessus des reliefs arborés. La promenade finie je retournai au véhicule montai sur le siègepour en silence ressentir le bien-être de la sortie. Ce faisant le monde n'arrête pas de tourner l'alouette Lulu invisible de grisoller et la Présence accomplie d'être là. 757
Elle quitta le pays de sa naissance sur une branche d'olivier entre les roseaux de la rivière et les yeux du paon la fixèrent pendant qu'elle prenait le courant. N'allez pas dire au jeune homme de la rive que s'en allait tout espoir de conquête et que visité par un vent mauvais son esprit d'enfance d'aventures et d'inventions coulerait vers des golfes amers. Je l'imaginais de dentelles blanches vêtue celle qui viendrait me prendre celle qui tourmenterait mes jachères sans l'ombre d'une raison m'allongeant sur un tison ardent. Lumière et beauté irrépressible jaillissement du cœur bannissant toute illusion mutilante dans un cri humble et discret nous nous sommes accomplis. Il est une nouvelle naissance que celle d'un charroi remontant à la source parmi le peu de jours qu'il nous reste pour qu'avec nos ailes neuves brûler nos yeux devant une robe gonflée. 756
Tu vois c'est blanc et quand c'est blanc c'est pas noir même si c'est en tremblant que le coutre de la charrue évite la feuille de vigne avant l'interception du pic épeiche de ricanements et de honte ceint devant la caillasse secouée réalité incontournable des forces drues. Et quand c'est blanc c'est pas noir hors les métamorphoses de tant de couleurs en élévation lissées de leurs parures végétales et minérales pour de plus amples inflexions nourries par le vin qui réjouit le cœur et devenir coupe de vertige hors les incartades de l'esprit en rémission du jeu de courte paille. Et quand c'est blanc c'est pas noir aux reflets de l'orage la pomme d'Adam protubérance acquise par l'immobilité grave en bord de falaise permettant de poser de tendre manière le brassard blanc sur le bras de l'oranten accession verbale vers la licorne des influences. 755
Chacun de ses membres de bois et de feuilles accolées ................................................. mais revenons à notre sujet celui de s'engendrer soi-même par l'occupation prédatrice de là où nous sommes nous les vibrations animées par des fluides sans le regard d'autrui mais avec le code nous reliant à nos origines nous les polyglottes de voix intérieures aux inspirations chuchotées au creux d'un lignage que nous aménageons. ......................................... Chacun de ses membres de bois et de feuilles accolées semblait le linéament d'une vérité issue du soleil infini verbe du mystère éclat d'une humanité souvent interceptée voilée diminuée obscurcie par la gravité même de cette incubation de circonstance dans la cérémonie de l'écriture. Nous nous levions de bonne heure en observation de la fabrique du temps sans que les rires se muent en grognements nous les terroristes de la permanence dont la suprême béatitude était de surseoir aux règles de perfection de notre image pour plonger dans l'indicible souvenir de l'outil frappant tant d'années sans aucune parole sans aucun mot écrit à la mesure d'une empoignade où les extrêmes se rejoignent. 754