
Les enfants de l'amour A se parer de gestes et d'entrechats Gesticulent Pour mieux se reconnaître. D'origines modestes Ils s'étaient jetés dans le bain des convenances Pour être comme les autres Les pleutres de la sollicitation. Et maintenant plus de rodomontades Des chansons à la va-com-j'te pousse Et des danses des danses de chameaux Des danses de chamanes. A la pluie par temps blême Au soleil des ardents consumés Rien que du plaisir Pour qui agite la fougère. Et revenez-y Même si le pas pesant D'autres tâches les attachent La goule pleine des mots de tous les jours. Remue par tous les bouts Les pieds te suivront La taille souple liane Et les mains pour la ronde. A se pourvoir Sur des chemins de dentelle Par les ajours d'aile frêle Il se pourrait que l'œuf éclose. Et là pas de concessions Rien que du gloubi-boulga Au fouet des chevelures Le son des flûtes d'autrefois. Mignonne allons-voir Aux sentes magnifiées par la fleur printanière L'éveil des sens Au creux du roulement des saisons. Mignon allons-voir Sous un ciel en arc-en-ciel Le dieu Pan en ses élans Poursuivre la Bacchante éternelle. 961








