
J'ai clos mes mots Dans la pâture d'en bas Près de l'arbre roi En menant par le sentier de l'amante Mes pas vers l'aube Sans réponse Sans lever le moindre haïku Sans que le coup de vent ébouriffe la particule À la mesure des traces Laissées à contre-champ de la voie Pour que le jour advienne Telles sauterelles de l'esprit Par delà la pente des andins Et que monte le regard Vers la cime des grands pins Figés dans un ciel laiteux Échos des moutons Cliquetant de la clochette Parure floconneuse offerte à l'herbe rase L'infini faisant halte En toute rigueur Sans emprisonner ce qu'il dit Sans même transmettre par la pensée Le moindre objet de cette pensée. 1314








