
Mêlant La flamme à la tourbe Ils eurent tôt fait D'empanailler le cercle de feu D'une brume suspecte Chargée d'escarbilles Crépitantes et odorantes. Puisant à même le sol La terre de bruyère Ils franchirent la passe Pour se retrouver devant le grand mur Au visage incrusté De celui qui nous attend Sorti tout droit de la matrice Gluante échappée à l'encan de la nuit. J'atteste Qu'en repoussant les limites La pierre sculptée ouverte Poussières de lumière propulsées De l'ordre de l'extase Sans réevaluer ce qui est La justesse vérifiée Aux mains de l'espoir. Cette demeure À la pergola incertaine Devant les yeux D'un corps arc-bouté Les membres agités Hors du langage Raclait un brouet de mots Chuchotés dans la foulée. Père m'a mis à l'oreille Cette drôle de pendeloque De végétaux rassemblés Alors que broutaient les herbivores Dépoluant à foison Le fond de la vallée Écarquillée entre les lèvres de la montagne Pouffant d'un rire de circonstance. Mère m'a pris la main Effeuillant au passage des hongres Les feuilles chargées de tanin Pour qu'ensemble Régler les comptes En collaboration avec les tenants de la solidarité Nous qui avons arraché la menthe et la jonquille Pour faire plus propre. Le noyau perdure Ultime liberté D'un au-devant de la mémoire Pour cette dame Le chat sur les genoux Le jardin merveilleux à dessein Colmatant de possibilités ultimes Les justes gestes de la création. ( Peinture de GJCG ) 1382








