
Jusqu'en 2000 je grandissais et puis v'lan tout à trac dans le sac des tracas je passais la barrière pour me trouver coit sous le pont des mystères à contempler la lumière par les deux bouts de la lorgnette à écouter le clapot de la rivière à échanger quelques remarques altières sur le temps qui passe de saison en saison au retour des vacances à se dire qu'à la rentrée il y aura du grabuge et que l'air automnal sur le visage de l'été n'augure rien de bon si ce n'est d'éventrer d'une ruade littéraire le sac des acquis de la veille ces gerbes de mots et de souvenirs que le chant de l'estran exhale à regrets dans l'entre-deux de la chose et du langage à lire sans y souscrire esquive permanente à ne pas décoller du panégyrique des bouches pleines s'essayant l'espace d'un hoquet d'engendrer l'arc-en-ciel des fuites en avant hors l'aiguière d'argent plus prompte à se mouvoir qu'apte à recevoir les crachottis des amants de l'esprit. 856








