
Fildefériste de la voie étroite ma joie demeure petite boule de plumes au creux des mains les escaliers de la honte n'en finiront-ils pas sous ce ciel de feu et de cendre de babéliser et se plaindre qu'après Pâques la longue année à construire comme fissure dans le mur de terre crue laissera paraître sourire en plein vent. Avec son ventre rebondi il se vautrait et ahanait de sueur et de grognements mêlés pendant qu'au paradis des horloges à balancier les soldats de la mauvaise heure étaient rendus aux familles à jamais écrasées de douleurs dans ces cercueils de bois blond telles boites à chaussures de photos ressorties en tremblant distribuant les souvenirs du temps d'avant hors le fléau des ordures de la guerre. A se mouvoir en silence à déplorer en pleurant la présence écrasée et perdue quand le petit faisait ses dents que les anciens frappaient en cadence leurs canes sans bout de caoutchouc sur les dalles d'ardoise sous le nez du bout de chou à la deux à la trois croix de bois croix de fer quand l'ennemi passera fermerons lumière et poste de radio. ( Dessin de Jean-Claude Guerrero ) 1042









