
Fi de l'herbier
la grille agence et parachève
la fenêtre qui s'ouvre.
Le lézard signe le mur
murmure de soutien
des farfadets du matin.
Un moteur de tracteur cliquette
par dessus le torrent qui ricane
la fin de l'été.
377

Fi de l'herbier
la grille agence et parachève
la fenêtre qui s'ouvre.
Le lézard signe le mur
murmure de soutien
des farfadets du matin.
Un moteur de tracteur cliquette
par dessus le torrent qui ricane
la fin de l'été.
377

Jaune vert
de la croix entre les hêtres
au lent déplié de la lumière sur les troncs
entre les ruines du château
monte la charrette des morts .
Des voix
un vieil avion fait ronfler ses hélices
les aboiements d'un chien
loin très loin.
L'arbre se voile se dévoile
incessamment
mouche noire sur le papier blanc
les doigts tricotent l'écriture.
378

Retroussant leurs manches
sur la terrasse
chantent les messagères.
Signes de croix et casques d'or
mesdames des grandes plaines
vous fûtes les premières.
A me parler d'ordre et de désordre
lorsque enfant
enflait la voix de notre père.
372

Ils partent en rotant
clopin-clopant
les copains de la veille.
Zigzaguant et arguant
bras dessus bras dessous
claquent leurs talons dans la venelle.
Derrière les volets clos
s'agitent les nantis
à se gausser du pire.
373

Des palais et des fleurs
accueillent mon ami
le riche amant de mes pensées.
S'ensuivent se poussant du coude
les solitaires de la parole
en affirmation de l'irrecevable.
Le long du canal
des brassées de feuilles mortes
volent au vent une chanson.
374

Cette plaie caramel
devant l'âtre lacéré
capture le gémissement des ailes.
Lignée des sièges de bois dur
envahissant l'espace de nos nuits
la calèche passe brinquebalante.
A ne plus nuire
le temps se met à l'index
sans l'arogance d'un regard.
360

Spirale chantante de la flamme
la paresse suinte et claque des dents
sous le doute permis.
Se passent le mot
en basses funérailles
les marcheurs de l'oubli.
Pour encore se dire
que demain sera demain
et le jour une étoile filante.
361

Les mots se méfient du réel entendu
en dégoût de soi-même
meurt l'écrit de l'après.
A l'ouverture il y eût foule
de passants et de passantes
disparaissant dans la nuit froide.
Se mirent à l'écart, les poètes,
les yeux clos
sitôt l'orage passé.
362

Finiront les tours de garde
nos échos lointains entendus
lors du oui de l'oubli.
Délicates depuis longtemps
les cernes de l'été
passent les nuages au brou de noix.
De la nuit enveloppante
Le ouï-dire signe la présence
d'un manquement au récit.
363

Masselotte peinte
en dérision de la réalité
porte ouverte.
Des mains se joignent
des lèvres énumèrent
à perte de vue.
Mon NOM en grandes lettres
fuite éperdue
des pas frappant l'ardoise de l'escalier.
364