naître à nouveau encore et encore

   Naître à nouveau encore et encore   
au long corridor des pensées perdues   
il m'arrive de quitter le fil   
et refermer mon couteau   
une fois la tranche coupée. 
  
Reste alors la cruelle destinée   
de la recouvrir de choses tendres   
de l'obliger à disparaître sous le beurre   
de la magnifier par quelque confiture   
ou chevaucher par un morceau de fromage. 
    
M'ai avis que nuit venue   
l'esprit soudainement libre   
plonge dans le songe   
traîne de secrets inavouables   
ô gourmandise pleine assumée.     
 

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