Ses yeux à ciel ouvert

    Elle a vol à voile   
de ses yeux à ciel ouvert   
caressé les monts et les vallons.   

Elle a lessivé   
de ses pleurs les continents   
à faire déborder les océans.   

Elle a marché sur les brisures du temps   
effondrement soudain   
de trou noir en trou blanc.   

Elle a secoué les nuages et les marées   
aux quatre points cardinaux   
de la sainte alliance.   

Elle caresse les étoiles   
au vent solaire d'un excès de lumière   
sans que l'ombre la pénètre.   

Elle est visité par des corps   
de gaz de roches et de vent   
pour mourir et renaître.   

Elle rafraîchit d'une once de hasard   
les élans de la cause première   
essence même de l'homme.   

Elle est l'ancrage sage   
de l'existant et du surnaturel   
danse et passage d'un silence insensé. 
 
Elle est boule et tourne   
en élipse sur elle-même   
chemin à l'issue mystérieuse. 
 
Nulle oreille ne l'entend   
draperie aux ajours lumineux   
enchâssée dans son offrande.   

Terre ô ma terre   
mère la terre est belle   
terre ô ma terre.   


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