
Au carré d'as De ce que furent Aux Bergères Tante Marie et oncle Jean Les tenanciers de l'amour Cette femme affable Cet homme à l'accent slave A l'accueil vertical Dès que le temps des Lilas arrivait Il y avait fête Fête de la belote Fête des paris hippiques Fête d'un repas bien gras Avec grande salade de fraises Et éclats de voix. Le chien Black orchestrait tout ça Et le cerisier réservait la surprise De la blonde et carnée Vierge des banlieues Qui dans un rayon de soleil Faisant claquer sa langue Devant la tentation du fruit frais. A l'appel de cette voie Le Bouffon ne pouvait aller bien loin Il se retournait Et sa progression Etait celle de l'âme éternelle Sur le sentier des lumières Tracé en attraction extrême Vers l'engagement A être grave Devant la soumission aux forces du travail. Le corps et l'âme se rejoignaient Engageaient la bagarre en perdition Assouvissant leurs envies matérielles Si lestes Et s'enfonçant plus avant Avec le train fantôme De la fête à Neuneu Dans le tunnel aux squelettes Répondre à l'appel du Très Haut Répondre avec détachement En suivant à la lettre Le programme des festivités Repas gras Et fraises au dessert. 1022








