
Mourir de mer Effluve amère Au sentiment des paupières baissées À l'intérieur même de la vague lasse Que la lettre exaspère Sacoche fermée. M'eussent prévenu Les langues tendues Par dessus le marigot Des gros mots assénés Je succombais Par la fenêtre au ponant. À prendre Face au mur La posture des entrants Nuit de rêve Perdue retenue Pour un autre rivage. Reconnaître Bien plus que naître Porte le Rien au monde À se nourrir et mourir Fenestron charmant ouvert Devant conscience forte. Se craquellent les habitudes Nos obligées Au plus fort des souvenirs Accorder le piano Puis rester en vie Le bras tendu à l'antique. Jouer Pour la femme aux cheveux roux La traversée des voies ferrées Enfant ribouldingue Des prairies parsemées De fleurs de sang. À ne plus mettre Le vieil homme À la porte Coups furieux frappés Au couple des amants Tête bêche à l'instant. Passagers de l'étrange famille À la gravité feinte Vous mélangiez les corps Chose rare À l'enveloppe bienveillante Des maîtres-queue de la substance. Frère et sœur Adoptés dans l'évidence Dites oui Par un trou de souris Où faire disparaître Et la trame et le fil. Racines à l'air La nuit peut tomber maintenant Avant que réflexion n'exaspère Tel chien errant Reniflant l'épiphanie aveugle Des airs de bonne manière. La peur Se l'interdire Pour mieux aimer Le ciel et la cime des arbres Lignage de la raison Dos appuyé à l'écorce. 1299








