De plus, ils sont passéssans omettre les vraies valeurs.Ils ont cherché, ils ont trouvéla semence du semblable.N'ayez crainte du récit en sa simplicité,soyez de mèche avec l'indicible.En face du trésorils se hâtent et lui crient leurs attentes.La trame se déferaitsans préparation, sans repentance.Au repas, des chants nouveauxle monde nous appartenant.Une longue histoire d'allianceentre le fonds et la forme.Les superstitions n'ont guère de substancesans le dégoût de la connaissanceLe deuil, la tristesse, l'oubli un champ dévasté par l'inondation.Dire faussement du mal de l'autrepuis s'en aller à reculons.C'est simple, c'est clair, c'est concret,les vrais pâturages de ton cœur.Les coulures de goudronsont les pleurs des tempêtes passées.Ma main, d'un reflux acidejamais ne jugera.En conséquencetoute réminiscence est oeuvre destructrice.Les sacs de cendres se sont ouvertsà bon port.Ta voix s'est fait entendrevoix miroir de mon visage.Ta voix planait sur les eaux,un don à recueillir.Ta voix,porte-greffe de la plante fragile.Ma voix, mon ange,derrière les friselis de ton rire.Si la mort creuse le champ de la désolationelle ouvre en même temps celui de la communion .Communion des âmes aimantes et aimantantes.186
Boule des songes des cultes à mystères de paillettes amputée virevoltante .
Pendule de Foucault sur la tête des fidèles couronnés de laurier et portant le ciste.
Orage ikebana des lumières au bout des tiges de fer forgé cliquetis de l'ensemble chants cristallins des rencontres océanes le flux des ondes repousse la poussière s'octroyant une pesée dernière des âmes sépulcrales sous les cimaises punaisées par ces temps de romances aux myriades d'insectes surgis des coffres de l'oubli aux olympiades des jeunes corps sachant rendre leur souplesse aux chercheurs de secrets .
Mon âme éternelle si prête déjà de la source des origines .
A petits coups d'ailes parfois se reposant sur une queue fourchue les mufles s'accordaient. Campés sur leurs sabots le corps lourd ils bombaient le torse. Salis par les mucus échangés leurs gueules nourrissaient de profonds rictus. Les ailes brassaient la lumière pour quelques confusions passagères faisant s'envoler la poussière des anges. La larve et le taurillon faisaient foi de vie leur suint ostensiblement odorant. Les yeux injectés de sang ricanaient d'avidité pattes et sabots cliquetant une bourrée. " Viens l'animal et me dit à l'oreille que le temps est venu. Qu'étendre ces conflits au monde des entrants permettrait de signer l'absence d'origines. Que d'un saut de puce à un autre saut de puce la montée en puissance de la connaissance ferait tâche de sang sur la patène. " N'était cette danse à la vie à la mort serions en élévation nous les étoiles de la mélodie à venir.
D'entre la circonvolution et l'échappée le son grave des trompes scandinaves lève la brume .
En marche , les lumières géométriques caressent le grain de la toile .
Les écoutilles ensablées à fleur d'eau laissent passer les naufragés .
Par la fenêtre un soleil aiguisé annonce le jour qui point ; Libres montagnes couvertes de neige les mains se tendent ; petite flamme au fond des cœurs .
Avancée sous les fresques de la nef vers le saint des saints ; les cloches sonnent à la volée .
Puisque vous ne me causez plus de chagrin et que le souvenir que j’ai de vous se dissout dans l’épreuve que je traverse je vous serais gré de reconnaître mes nouvelles dispositions transcrites sur ce mur propice au soulagement de mes blessures.
Le doigt levé contre la coupe framboisière de l’espérance est le
pôle de la délicatesse à venir. Je me suis avancé et cette course m’a mené au
terme de l’ignorance pour maintenant, les reins ceints de la force, scruter
avec mes semblables, à mesure de la course de l’univers, le silence de la terre
qui tremble.
Au gré des catastrophes causant tant de sécheresse et d’inondation
je me suis frayé un passage dans les forêts dévastées où sans défaillir j’ai
inscrit la verdeur de mon chemin sous les auspices de la flamme de compassion
couronnée des mille bougies de la contemplation.
Dorénavant je ne déchirerais plus les voiles de l’union qui me
lient à Son règne ; et me levant tôt je parsèmerais de fleurs et de
poésie les plaies béantes de la souffrance pour accéder à cette invitation de
briser le cadre de la vie ordinaire et découvrir derrière la sainte icône de
l’attention devenue sagesse infinie le tendre amour si craquant de Ton nom
irradiant sous la morsure aux lèvres blanches de la résurrection.
Il est des coupes à petits pois blancs sur fond de sang que la
générosité ne peut atteindre. Aussi se lever et tendre l’aube devant le soleil
de Ta grandeur ne peut que soutenir cet inflexible effort à naître par delà nos
activités décérébrées qui quotidiennement nous poussent à nier notre vraie
nature et à manquer la cible.
Embrasé par une force extrême j’ai pénétré le couloir de notre
rencontre. La raison s’en était allée en toute hâte pour remplacer les
gémissements de l’extrême faiblesse de l’homme en tunique de peau par le cri de
la chair grillée de l’anéantissement. Là, j’ai su replier mes ailes pour entrer
par effraction dans le saint des saints, vaste salle consulaire consacrée au
retour de l’enfant prodigue.
J’ignore si l’édifice ne sera pas ébranlé et si nous pourrons
retenir nos larmes lors de l’ultime séance au goût de vie éternelle lorsqu’à la
tombée du jour nous caresserons enfin la douce main de la mise en abîme, celle
qui tendrement mais fermement, et de toute éternité, nous convoquera à
finaliser notre œuvre.
Une fois libre je pourrai alors consentir au contact mystérieux
avec les êtres en tunique blanche venus de la foule bruyante que la joie
communicative fait exulter devant la perspective d’accorder les précieuses
faveurs de notre cœur enfin arrimé à l’élévation de l’âme au vide des espaces
infinis.
Ne pleure pas. Lève ton regard vers les hautes frondaisons. Sois
de mèche avec le temps qu’il fait. N’ignore pas la terre dont tu es issu. Ferme
la porte après moi. Continue de marcher. Regarde. Il se pourrai que tu
rencontres l’Autre à qui passer le témoin à la croisée des chemins par hasard
dans le sourire du sans chagrin.
L'Esprit est ce qui engendre, transforme, met en œuvre les idées. Il est l'apport extérieur dont on ne sait d'où il provient, et qui peut même provenir de l'intérieur.
Le Réel est l'ensemble de toutes les "choses" qui existent ; il est la chose qui contient et lie et met en œuvre toutes ces choses. Il est le kit reconstitué et qui fonctionne.
Il n'y a pas de réel sans idée puisque ce qui est réel a forcément une forme : l'informe pur est le néant. L'information est au point de complexification du contact avec la matière une sorte de pulsion subliminale venue d'ailleurs et qui pourtant fait poids. Le Réel est donc Esprit ; le Réel est un Esprit qui pense des idées, y compris l'idée de substance par laquelle les idées s'incarnent en choses pour les consciences particulières qui participent de cet Esprit.
Ici sur la photo, il y a les choses qui semblent exister, mais qui pour vraiment exister, c'est-à-dire se pourvoir vers l'extérieur - ex-istere - et se montrer, ont recours à l'Idée, composé complexe rassemblant l'observateur, son intention et l'outil appareil photo. Ainsi la scène prend forme avec l'Esprit débarqué par la sollicitation active de l'inventeur plasticien. Et c'est à ce point que l'on peut parler du Réel. Un Réel, composé de matière ou substance ou chose, d'Idée sollicitante et de l'Esprit.
Du Réel à l'Esprit il n'y a qu'un pas propice à un changement de niveau de conscience, à une stimulation de la raison en vue d'être là, en accord non duel, pour faire un pas de plus.
C’est faire preuve de courage que d’affronter la peur lorsqu’elle se glisse en nous, dans notre corps, nos émotions, nos pensées et notre cœur .
Nous pouvons nous en remettre pour cela à
notre intuition la plus fine, celle qui s’ouvre à ce qui s’advient lorsque
nous rencontrons des épreuves . Il est bon en particulier de la suivre quand
vient le moment de faire des choix au quotidien .
Les éléments de cette intuition proviennent d’un
niveau de conscience qui se situe bien au-delà de la logique et de la raison
raisonnante . Aussi faut-il parfois beaucoup d’allant et de détermination pour
suivre ces conseils qui nous semblent parfois aller à l’encontre du sens commun
et peuvent même paraître stupides .
Et là, en ces circontances singulières et ô
combien exceptionnelles, lorsqu’il y a un contact fort entre notre être global
et un fait environnemental exceptionnel ou une émotion puissante, nous ne
devons pas laisser passer cette chance de grandir à soi, en utilisant nos forces
mystiques que sont la foi et la grâce tout autant que nos capacités
philosophiques et psychologiques .
C’est ainsi que nous pouvons demander à la grâce de la fortitude de nous apporter le
déclenchement et la constance nécessaire pour accomplir notre tâche au milieu
du chaos et de l’incertitude .
Nous savons comme il est facile de se laisser
séduire par la peur et difficile de s’en extraire lorsqu’elle prend d’assaut
nos pensées et nous incite à nos rétracter sur nous-même, autour de montages
illusoires et de fausses sécurités .
Cette peur est ce serpent qui se glisse entre les
pierres du mur de notre château intérieur . C’est ainsi que le décrit Thérèse
d’Avila, qui pour se garder de la peur, implorait le Très Haut afin de se
garder alerte de corps et vigilante d’esprit pour s’envelopper du pouvoir de la
grâce comme mesure protectrice de son château personnel .
» Que cette grâce nous maintienne les pieds sur terre, bien centré dans l’intimité de nos pensées nourries tout autant par le discernement et la légèreté de l’ouverture à ce qui est, que par la relation aux autres . Puisse la peur ne jamais prendre possession de mon corps, de mon cœur, de mes pensées et de mon âme afin que mes actions soient justes » .
Devant la montagneau plus prèsmarque déposée de l’œil du cyclopesoleil en apesanteursous les nuées de janvier.Il fût un tempsde promenades en chemins creuxau hasard des mirabelliers maraude des souvenirsvirevoltant comme feuilles mortes .Ensuite vint le lourd passage des charroisà déterrer les dalles gallo-romainesà déceler les regards par dessus la haie ;échange des fleurs d'églantier.Ainsi se videntles outres du ventsur le plateau des vacationsà nourrir le foyer d'une amitiéqu'un vol d'oies sauvagesne saurait dérober .180
Il marche … au détour du chemin
… sous un ciel chargé … sa haute silhouette orbée de
lumière … lui le vivant d’entre les arbres d’un calme hivernal .
Le connaîtrai-je … celui qui vint à ma
rencontre … alors que sans attente je sollicitai silence et
solitude .
La sente … un écrin de
munificence … la douceur de ce qui s’advient … une
main que l’on tend … et puis l’oiseau se pose … une
plume d’amour .
Finalement nous nous sommes dit bonjour et sans se
retourner nous sommes éloignés … lui allant d’où je venais et moi
allant d’où il venait .
Se croisent les vies … par un matin
frais … avant que l’autre se révèle … pour
s’émerveiller d’une collusion à notre mère la Terre . Le charme des pas répétés en
concrétions cristallines nettes et sonores complète la particule première
… je suis une identité, un visage, une personne … je suis
le pétale de la fleur et l’abeille qui me visite est là où je vais
… jusqu’à l’expir .
En hiver dedans il faisait si doux … la joie
farandole des rires et des bousculades sonnait l’allongement infini du temps de
l’enfance .
En hiver … les rideaux tirés … les matelas
coussins couvertures et carrés de mousse se sont empilés …
gigantesque symposium des créativités physiques et vocales d’une poussée
primesautière .
En hiver les
mots que l’on lance sont l’hameçon des gerçures du souvenir … ne reste que le
froissement des papiers cadeaux gisant en boule le long des murs .
En hiver il y a
des endroits propices aux enjambements du quotidien pour plus de plaisir encore
heurter de la voix et du geste l’ordonnancement des adultes .
En hiver le
soupe est chaude … elle brûle la langue et nous fait souffler sur
le contenu de la cuiller … se lève alors les lentes marées
propices au bien manger et dormir … le soir quand le marchand de
sable va passer .
En hiver point
de salamalecs … rien que des yeux rieurs que les couplets de la
chanson évacuent dans la pause champêtre d’un refrain connu par tous .
En hiver on met
le bonnet et les mitaines pour mieux voir l’arrivée du couchant …
en catimini … quand les guirlandes de lumière paraissent lucioles
aux prémices d’un matin lointain .
Les enfants savent eux que l’hiver est doux à qui sait aimer … et qu’à bien s’amuser et se respecter les uns les autres l’on tisse la trame des jours à venir … manière d’engranger selon la tradition les ingrédients nécessaires à la fabrication du pain de demain .