
De Maxime le Bretteur J'ai emprunté la sacoche de cuir Pour m'enfuir sans que le vent me nuise A même de la déposer Aux portes des granges. Pour Maxime le Bretteur J'ai entonné du mât de misaine Le chant gracieux des mouettes amoureuses Quant le pont grinçait Sous la houle hauturière. Il y avait là Les mille yeux de l'écorce Que nul ne s'emparait Quant l'eau rejetée de rocher en rocher Formait étoupe joyeuse sous les rires du soir. Plus de vague Que le monde me semblait bon et dispos Dans la douceur des embruns de l'été A rassembler plaies et bosses près des colonnes Parmi les sons et la lumière du finistère. Pris de tremblements Je souffrai et n'en laissai paraître De cette posture incantatoire Que la trémie des circonstances Rendait propice à la tenue de nos rencontres. Sarclé de près Le prince des jardins japonais Laissait poindre une vapeur terminale A l'endroit d'un sentier élevé vers l'horizon Aux chemises des cieux essorées de gratitude. Là, point de paroles Juste un filet d'air A la commissure des lèvres Le souffle doux de la perfection En échange du passage de l'Oiseau. 945








