
Parole des paroles Orgasme de la lecture Un soir après coucher S'enflamment les coques de noix Sous le nénuphar du silence. Qu'il reste là Dans le grave du grenier Où le soleil reviendra Drapé de tendresse Une main sur ma nuque. Averti Et marchant sur les eaux Il a volé quelques mots À la barbe du renard En quête de bonheur. Être comme tout le monde Est étrange possession De juteuse manière D'agrémenter du soleil La peaau tannée de la reconnaissance. Le carnaval des mots S'est ébranlé Chevaux en avant Le ventre bedonnant Par la portière arrière. Immobile À justifier par le hasard L'ordre des coulées de lave Engage à la dérive Les errances du jour. Vite un humain ! Pour ne pas fatiguer Le geste à venir Contre le vieux plancher La danse de Saint-Guy. On l'achèvera Le rhododendron de la cour D'un coup de serpe habile Sans hésitation De fatigues pleines à venir. Et de recomposer la figure Sous le satin de nos regards À ne douter que de l'enchaînement Menace persistante Hors moi plus que jamais. Ça court et ça crie Partout dans la cour À se montrer du bout du doigt Le fermoir de l'instant Le ravi du bas des marches. Il s'écarte et bascule L'enfant audacieux À se tenir hors Pour vie nue et fraternelle Décoïncider la plaie et la romance. Pluie d'automne Et premiers chagrins Les visiteurs du soir Entreront par la porte du fond Où tout recommencer. 1337








