Sans bornage du temps

Au carrefour des bouts de ficelle
En retombée du jour
Hors du Saint-Esprit
Avons flétri de manigances certaines
La une des journaux de l’époque.

Point de sortie louche
Pour la boîte à bijoux de tante Marthe
Avons pataugé dans le lavoir
Ramenant le dernier drap de messe
Dans la panière d’osier.

Rires à l’encan
Au délicieux passage près de la haie
Esquissant quelque signe de croix
Au cœur profond battant chamade
D’un pince-mi de joyeuseté.

Valise sur l’épaule
Je revenais de Gavarnie
Crapahutant depuis la gare
Sur les pas du grand-père
Ramenant veau à la maison.

Signe des temps
Rebuffade avant départ pour Talizat
Le carré d’as des astreintes
Tenta un dernier coup de bonneteau
Dans un scribouillis de circonstances.

Mêlant le cuir à la lumière de l’âtre
Les plis de la peau ondulèrent
Cuisses luisantes collant au siège
D’une assise bien venue
Avant de conter fleurette.

Figuraient sur papier jauni
Dans un cadre à la vitre brisée
La liste des donateurs
Ayant participé à la restauration de l’église
Fourches caudines en ligne avec le paradis.

Succéder aux anciens
Amène claire vision
Dans le milieu spartiate des ayants-droits
De sueur et de terre mêlées
Au sortir de ce XXème siècle.

Mon cousin vieillit
Et moi aussi
Foulant à grandes enjambées
Sur la terre battue du chemin
Une brassée de souvenirs attenante.

Les coulures de l’esprit
Tentent une dernière session
Entre raison et imagination
Toute chanson étant bonne à prendre
Comme à la maison.

S’agitent
Égaux et libres
Les réfractaires d’avant la chute
Vers les paillettes d’or de l’éternité
Sources de l’humanité.

Les quolibets se mêlent
Aux contreforts de la réflexion
Amenée douceâtre de l’offre et de la demande
Claquant des dents
Sans bornage du temps.


1720.

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