Rue Grenouillit

La pluie
Forte pluie
La bourrasque même
Des rafales à l’horizontale
Agitent les branches de l’arbre en tous sens.

J’ouvre les yeux
Pas de vent
Pas de pluie
Le ciel est bleu
Et l’amandier couvert de fleurs.

Qu’est-ce ce tintamarre ?
Il pleut donc dans ma tête
Tout est bête
Animal que je suis
Avec la peur en fond d’esprit.

Je mène la fin des temps
Au taureau des accouplements
Pour que l’homme fasse sa place
N’ayant qu’à se reproduire
Pour palier à la dureté des éléments.

Des yeux pour voir
La quête de la vérité
En point de mire
Le filé de lumière
Faisant poussière de toute construction.

Passé présent reliés pour la mutation
Rue Grenouillit
Les pistaches faisant tâches de gras
Sur l’anneau d’or
Unissant terre et ciel.


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