
Roulent les émotions sur la route des vacances quand sautent les bouchons. Depuis le commencement elle était là l'immense obscurité à la barbe humide de varechs. Elle avançait comme un battement de cœur sourd et lent en ne pouvant faire que ça. Et ça prenait des années là où elle avait été à l'ombre des citronniers. Le temps des bordures horlogères clignait de leurs étoiles comme on fume un pétard. Sans us ni coutumes les lambeaux de papier peint faisaient sonner leurs clochettes. Graffitis de mes nuits scotchés sur les murs de la cité les ronds de jambe en plus. Confettis de lumière plein les yeux les mains croisées sur le ventre attendre les mots heureux. Sur le pont du nord un bal y est donné pour quelques doublezons. Petit homme des rêves aux jambes fines montreur d'ours à son corps défendant vers un bel horizon parti à reculons les nerfs en pelote en abstraction au pays des sphères telles gouttes de sueur tombant à déraison sur le couvercle métallique des heures creuses. Plein le ciel les yeux de Marylène inondèrent de pensées les sommets enneigés de tendres roucoulades d'étreintes et de choses écloses l'espace d'une nuit à parer le bouquet de flamboiements alors que le Verbe infini du poète effaçait l'objet de l'étreinte pour se dépouillant être une pincée d'herbes folles. 1040








