
Peuple des victimes Au poing levé Combattants de l'ombre Je vous tends la main À l'heure du tocsin. J'enroule d'un bras ferme Les chiffons et les velours En protection Des théories ronflantes De la domination par l'Autre. Aux rives d'un fleuve d'Orient Je prélève les sédiments de la Relève Pour bagatelle d'un moment S'insurger devant les coulures de l'émotion Et les sachets d'héroïne. Isthme de la main Irriguée par le sang des justes Je sais que derrière la paroi Il y a la rose minérale La rose de Maïakovski. Au plus obscur de la nuit Sera conçu l'enfant Dans l'inconfort d'un lit de fortune Tiré à bon escient Hors des appartenances et croyances. Par la dissolution du corps et du mental Au delà des frontières Le poète émet et transmet L'esprit au service du chemin En double comme de bien. ( Dessin de Jean-Claude Guerrero ) 1309








