
Il est des bouquets Qui préparent la concorde Sans faire de l'ombre À l'insurrection des consciences Au temps du passage à la limite Du saut dans l'ouvert. Bien étrange étranger À qui je concède la fraternité Sur ce pont qui nous relie Cette arche d'Alliance Où règne la soif d'aimer le plus lointain Comme son prochain. Il est un temple Où accueillir toute forme Où chacun serait libre De prendre soin de l'autre Vers lequel se dirigeraient les caravanes Après la traversée du désert des singularités. Gardons-nous de la haine Passons par dessus les indifférences Résistons à l'onde de choc des agressions Pour nous rassembler À l'ombre du sycomore Et goûter les saveurs de la paix et de l'unité. Plus de pleurnicherie victimaire À parts égales la vie est là Avec ses obstacles et ses handicaps Auxquels l'effort et la persévérance Ourlent le drap de l'intégration La mise en demeure d'écouter son cœur. Il nous reste de grandes choses à faire Comme de tenir les enfants par la main Sans laisser s'effilocher nos mémoires Et par la convergence des sagesses de l'humanité Faire à autrui Tout le bien que nous voudrions qu'il nous fasse. ( Photo de Julien Piedpremier ) 1376








