Puissamment et savamment orchestréen un couple aux ailes d'ange le fond du ciel laiteux accueille la quête de celui qui d'en dessous le filet rassemble les énergies au printemps de la nouvelle année élans à venir d'entre les mailles pour percer d'un coup sec le ventre mou de la sardine sans être la risée des rieuses prêtes à fondre sur le morceau de chair abandonné ultime sacrifice des sangs mêlés que prône la Vie cette Vie en tous ses états un doigt de sel sur le pare-brise de l'embarcation manière d'accompagnerd'un bol d'air océaniquele cri inouï de la délivrance. 037
Le bonheur est une demande légitime. Seul un homme heureux a une chance
de rendre les autres heureux.
Il est important
de comprendre que c’est en soi que tout se passe et que les évènements
extérieurs n’existent pour soi que de la manière dont on les reçoit.
Nous pouvons, à force de travail psychologique, modifier,
améliorer, rendre plus satisfaisant certaines formes de notre conscience en
passant en revue toutes les pensées, les humeurs, les émotions, les états
d’âme, les peurs, les désirs, les joies, les peines, les envies, les refus dont
nos existences sont tissées. Nous pouvons nous préoccuper de diminuer la
puissance des souvenirs anciens emmagasinés dans la mémoire inconsciente.
Mais il est un autre niveau qui est ce qui « EST »,
intemporellement, éternellement.
Et cet autre niveau n’est pas celui de l’expérience, où les formes
extérieures de conscience proviennent exclusivement du né, du fait, du devenu,
du contingent, du conditionné, du déterminé.
Cet autre niveau est appelé niveau métapsychologique et est
souvent comparé à l’eau de l’océan, substance de toutes les vagues mais qui en
elle-même n’a aucune forme. Et ette réalité métapsychologique, au-delà de toute
forme grossière ou subtile donne une réponse à l’inquiétude humaine. C’est la
réponse absolue, sans but ultime.
C’est la
Plénitude, la
Perfection, l’Eternité, l’Immortalité. C’est la Conscience ultime.
C’est le Non-Né, le Non-Fait, le Non-Composé : la Réalité. Je suis Cela.
Je ne suis pas mes pensées, je ne suis pas mes émotions, je suis le Soi !
Mais cette approche directe si opposée à notre mentalité
occidentale donne des résultats décevants.
Aussi, pour l’instant il est plus humble de considérer que nous ne
sommes qu’une vague, mais toute vague est comme un hologramme de l’océan ; elle
est l’essence de cet océan infini.
En son obstination
elle accroche pâturages et taillis, haies et boqueteaux.
S’intensifie la
puissance de la spirale qui nous happe d’un tour de queue habile et vigoureux.
Peur du refus, du refus d’un tel objet dans les prés, si prêt de
nous, refus d’une réalité que nous savons comme évidente mais dont nous
continuons à nier la présence en un tel lieu.
Enveloppement tenace. Passez, il n’y a rien à voir.
L’insecte qui viendra visiter sa proie n’est pas encore
d’actualité. Il attend son heure. Ne le décevez pas quand il vous surprendra.
Ne cherchez pas à l’éviter par un agencement intérieur de pacotille ou un voyage
aux antipodes. Il saura vous saisir puisqu’il est ontologiquement disposé à
être proche de vous ; puisqu’il s’agit de Vous, de votre Etre Profond.
L’homme bien mis, aux yeux dessinés, aux mignonnes
petites oreilles de souris, au nez fin, aux narines dilatées, à la moustache
lissée, à la chevelure ramenée sur le front à la romaine, ne montre pas sa
bouche .
De cet organe ne
s’élèvent pas de chants grégoriens mais jaillissent des serpents, d’illusoires
fadaises propres à engendrer le trouble, la tromperie, la plaisanterie
graveleuse, les calomnies et autres basses oeuvres .
Les serpents se
pourlèchent de contentement. De la vasque aux acanthes académiques le
crissement de leurs écailles jettent le trouble chez le passant qui, pressant
le pas, cherche sans coup férir à se mettre à l’abri sous le porche silencieux
des capacités de surseoir à cette inquiétante rencontre .
Pourquoi vouloir se maintenir dans mon illusion d’être
petit et limité, limité à l’intérieur d’un corps physique si petit dans ce
vaste univers et à l’intérieur d’un corps subtil étroit, tellement étroit ?
Pourquoi ce minuscule ego nous cache-t-il l’infini et
l’immensité du Tout ?
Les écailles de tortue exposées longuement aux intempéries délivrent à qui sait lire de précieux enseignements de connaissances, d’expériences, de sagesse, de cœur et d’intuition mêlés .
Les signes du Mystère .
Ne te rebelle pas contre la peur ; elle deviendrait
terreur, t’emporterait, et ce serait faire une offense à la vie car il te faut
grandir, nommer qui tu es et transmettre le Message .
Sois en mutation vers les tendres rivages de l’Amour .
Il est essentiel de retrouver les racines de nos êtres et nos
énergies fondatrices .
Le manque de sens qui caractérise nos sociétés
actuelles nous conduit à la confusion .
Il ne s’agit pas d’édifier de nouvelles chartes
plus ou moins éthiques pour la conduite des affaires mais de se poser la
question : comment retrouver cette dimension de l’être qui dépasserait les
petits jeux sclérosants et pervers de l’ego ?
Car si les passions prennent le dessus, le chaos
s’installera .
Etrange
reptation entre somnambules où la ruine des cités devient la proie des flammes
.
Se multiplient les solutions bien pensantes – » père
garde-toi à droite ! « , » fils n’oublie pas le pas de côté ! » –
que les marchands du temple s’empressent de prodiguer au nouveau venu .
Alors que nous n’avons besoin que de vigilance active et
de simplicité bienveillante .
Apparaîtra le libérateur qui, de l’épée à deux tranchants,
traçera dans la poussière du sol le plan centrifuge de l’oeuvre à venir .
Le chaperon rouge de l’auguste prairie a froissé
ses couettes pour, corolles ouvertes aux caresses du vent, attendre patiemment,
puis atteindre en la cible l’insoupçonné souffle de vie que les insectes pollinisateurs,
par leur ivresse prophétique et poétique, offrent à la démesure d’une nature où
l’émerveillement silencieux le dispute à l’exubérance de la joie .