Encore et encore
Sommes issus d’une dernière couvaison
Plus heureux que les civilisés
Belles herbes courbées sous un vent léger.
Avons accomplis
Sous le voute des Vénérables
Les arabesques de l’accoutumance
Hors le suintement d’eau de la source.
Écorce écartée d’un doigt léger
Puissent les squames de l’arbre
Se pendre longs fils de la vierge
Sur les uniformes de nos aïeux.
Se pencher sur l’abîme
Réguler au grand trou de l’indifférence
La coulure du temps
Occasionne blessure propice à l’effeuillage.
Ombre et plafond bas
Dès l’entrée de la grotte
L’éloquence de la goutte d’eau
Broie la frivolité des superstitions.
Linaigrettes altières songeant à mesure
Que s’affirment les plis de l’aube
Aux premières succions
Du sein de la mère-terre.
Emballement sériel
Aux multiples ondulations
Se balancent sous la tonnelle
Les ridules de la phrase faite.
Pelotonné comme fleur de sang
Se dodeline sous la brise
Le gazouillis des choses douces
Pansement au manquement de liberté.
Vaste vasque
Accueille en fin d’hiver
Les claques sèches sur cuisses nues
D’une tambourinade de bon aloi.
Rusé depuis l’enfance
Tendant les bras au renard
L’ultime homme des bois
Broie la feuille sèche d’un talon délicat.
Fouler le sol de la forêt
Se mirer dans la mare au loup
S’esbaudir du vol de la libellule
Mène au plaisir de penser.
Ombres du souvenir
Roseaux fleurant bon la vase
L’haleine bruissante d’un gros insecte
Ouvre sur les prochaines semailles.
1722
La présence à ce qui s'advient