Les poissons volent
Au vol à voile du temps
Mettant à profit
Les souvenirs d’antan.
Au gré des vagues lasses
D’une pièce d’eau encalminée
Le vent grignote la chanson
Des amants de l’esprit.
Fatigue agreste
Retenant par le licol
Le manège des idées
De Hauteville la dédiée.
Plaisant ramage
Du bord de l’eau
À la corne d’abondance
Les lumières dansent.
Puisse le jour même
De l’auguste paradis abouti
Se tenir par la main
Au devant des aboutissants.
Mariage vitupéré
Se sachant sage message
Faire de la générosité
La cane aux sourires de l’été.
Farcir est bien le mot
De l’ordination feinte
Sous la touche placide des amours
Aube offerte en recul de la pensée.
Mêlant la farine et l’œuf
Succès assuré pour un baiser
La remontée des jours de pluie
Fît sonner le bourdon.
Oriflamme battu à l’extrême
Les gargouillis de l’âme
Tendent leurs diableries
Sur papier blanc.
Tirant de ci de là
Quelques coups de fusil
S’en sont allés et venus
Les commensaux de l’âne gris.
Étiolée par le sec
Magnifiée par l’humide
La rose des sables
Pleure ses derniers pétales.
Au cortège des sens
Avons joint le versificateur
Au passage du saut de l’ange
Comme codicille au recueil.
1711
La présence à ce qui s'advient