Ensuite Sur un banc de sable blond Le Regard échoué Vrillant le temps des saisons Sans rapport avec l’instant Passera outre les joyeusetés d’une fin d’année.
Flottent Les navires d’antan Hors de cette bouche Aux lèvres pincées Abreuvez-moi de l’élixir d’amour Gentes de la Comté.
Du profond de l’ombre Le martelage incessant des visages Galvanise la glissade En bord de précipice Molécules d’argile affleurantes À la merci de l’Être Haut.
Tombent Les éclats de l’écorce Dans les courbes concentriques De l’alcôve en fond de grotte Jusqu’au plissement des yeux Devant les aiguilles de feu.
Au travers du feuillage des Vergnes Se dégage le toit rouge de la maison du père Branchages ployées Comme arbre de Noël Consentant cérémonieusement Au maintien de l’équilibre ancestral.
Devenue libre Devant l’amoncèlement des stigmates du futur Décelant sournoisement les assises de l’aube La vague ingrate Dépose abondamment son limon noir Dans les interstices des racines.
Pour le cultivateur des temps heureux Bercé par le bousillement des insectes Il fût temps de changer le cours des choses Pour Humanités réalisées Meurtrir le lit des années folles D’une baguette de coudrier.
Soit toi soit moi Seront le millefeuille se déchirant par le travers À compter les vieux débris Passeport gracieux Sorti de la poche révolver Pour échapper à la gravité du moment.
Épuisé Enumérant les côtes de sa poitrine creuse En cette nuit admonestant toute levée de rêve L’œil fixé sur l’au-delà Il y eut ce bras raidi derrière soi Brandissant le sceptre des obligations.
Tué par l’ignorance et la misère Exterminé dans les frayères du destin Détourné par le canal de retenue Les poissons ont réinventé la rivière De leurs caudales bleues Aptes à réveiller les libellules.
Mains épaisses de l’artiste Au détour d’une bouffée d’air frais Inoculant quelques restes de couleurs Le Visage verdi par la liane de la Pachamama L’accolade fraîche des cours de récréation S’est mû en cri du cœur.
Ce soir Ils se réveilleront Pour monter aux pylônes d’acier Guirlande verticale le corps parallèle au sol Déshabitués de l’attraction Allant vers le plus haut de leur condition.