Cette foi ensoleillée

C’est de moi qu’il s’agit
Par cette foi ensoleillée
En cours de passation
Frappant de son sceau
Quelque affidé du mystère.

Mur murant Arzenc d’Apcher
Ressource pour enfant de ferme
Poussant vaches auburn
Sous l’aiguillon d’une clavicule dense
De l’ordre ésotérique.

Écrire est grain d’orge
S’ouvrant tel cristal de roche
Sous le marteau d’une promesse sacrée
Espace immense
À la mesure de la caverne du cœur.

Rejet des pierres
Musardant pleine lune aboutie
Devant la parole vide
Du contempteur d’offres terminales
Sortant épée vibrillonante de son fourreau de soie.

Accru accord
Par le trou de serrure
D’une porte de guingois
Révélant l’Être divin
Sans que mémoire se creuse.

Un cercle sous l’auvent
Cartographe du passé
L’homme des beaux mots
S’est mué en pendule asymptotique
Battant mesure dès potron-minet.

Ils chantent et survivent
Les croyants d’une dernière prière
Ardents tenanciers de l’infini
À pourvoir de claques sèches
La joue des obligés.

Petite rime
Guidant d’un fossé l’autre
Les errances cataclysmiques
Par la ruse et le sophisme
Vers le prétoire au feu cruel.

Lampées vermeilles
En bord de gouffre
Les pas se sont faits plus lourds
À bord des bordures de l’esprit
Concoctant menu adapté.

Brament et me viennent
Onomatopées du fond des âges
Collègues à la rose trémière
Fleurissant à gogo
La place de la Poterne.

Parfois sous la pierre
Meurt le lézard vert
Sans que lumière ne joue
Dernier trait sapiental
Des cuistres manigances.

Pigments saupoudrés
Sur feuille blanche de l’instant
Pèsent lourd sur nos poitrines
À parer d’une fleur des champs
Le tam-tam de la tête contre les murs.

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