
Au carroyage des émois
Aimer plume dérivante
Procure lumière éblouissante
À qui sait donner de la voix.
De parcourir ligne de vie
Augure enjeux ultimes
De transformer l’impasse en magie
Vol au vent de la rime.
De couleurs points de mire
L’autre est là frissonnant de nature
À même encablure
De la corbeille emplie de rires.
Croisillon des fenêtres à meneaux
Échangeant ombres et lumières
D’avant la grande faulx
Nous précédant tous par derrière.
Carré d’as d’avant la mort
Époumone ses affects
Telle poussière d’or
Belote et rebelote.
Finement lié aux pommes d’Adam
Le crû devient le cuit
Grand maître de l’Avent
Recueillant avidement le fruit.
Pauvre petit agneau
Qui a perdu son chemin
L’espace d’un matin
À se frotter aux mots.
Être seul le rester le pourvoir
Juste un moment de traîne-savate
À la porte du pressoir
Cela en toute hâte.
Aimer d’elle
Ce qui est opportunité
Mêle pèle mêle
Finesse et beauté.
S’essuyer les pieds
Sur le paillasson de service
Permet au chaussepied
De se la couler belle.
Plus haut à se tordre le cou
Les anges de là-haut
Auront cru au plus bas
De battre le trottoir.
Croyance et dépendance
Sont les menus plaisirs
De l’outrecuidance
De croître à gogo.
1730






