
Au plus bas de terre
Se trame le passage
Éprouvé de notre condition
Coudée magnifiée
Du bas du pré
Au contrefort de la Comté
À repérer l’accès
Des fibres de l’esprit
Attrape-chair
Pour se dire qu’il y a fort à faire
Dans ce silence
Cet octave d’au-dessus la portée musicale
Plongeant dans la lumière
Doigt de poète arrimé au plus haut des cieux
Pour paraphes envolées
Du flanc de la Bête
Secouer la longe
De ceux partis à pas de souris
Éclabousser de riches pensées
La fluidité de nos destinées.
Plis de l’aine au chaud
Grille à châtaignes posée sur la braise
Torchons séchant sur le fil
À la lentille caressant le paillou
Fruit de déhanchement sans gêne
Hors océan de félicité
Le paraclet des instances délibérantes
Nous assignait au travail
Famille-patrie-obéissance
Devant le feu crépitant d’aise
Nous de l’Odyssée débarqués
À brasser dans le sombre de la pièce
Les odeurs rances montant de l’écurie
Alors qu’au plus modeste d’entre-nous
Était dévolu la préparation de la tisane
Acte rehaussé
Par le glissement de la chaise paillée
Sur le sol en terre battue
Avant d’ouvrir la souillarde
Cosmos au grand œil ouvert
Dans l’indifférence rare.
La fine considération
De l’athlète jetant son corps
Sur la ligne d’arrivée
Obère le catalogue des pulsions
Écorné d’avoir été paginé
Encore et encore
Comme pâquerettes des champs
Aux pétales disant l’abîme des pensées étranglées
Quand s’élèvent
Douces paroles au relent de vaisselle mêlées
L’interrogation comparative des trois gendres
À savoir
Le plus sympathique
Le plus dur à la tâche
Et celui qui ne sait toucher le moindre outil
Carré d’as des valeurs
Pour les trois sœurs
Qui de Saint-Nazaire à Frugères
Firent don de bienséance
Hors contrainte
De leurs tuniques de peau.
S’éveiller
Battre de la main l’eau de débarbouillage
Au clapotis ourlé des bulles de savon
Effiler ses doigts dans le linge frais
Rend la Chair apte au jour qui point
Outil de versatilité
Seyant à merveille les temps
Passé, présent et futur
Papillons aux quatre ailes
À battre campagne pour mémoires disposées
Telle la boule de glace groenlandaise
À pouffer de rire en bas d’escalator
Telles les destructions corps et âmes
De la terre sableuse de Palestine
À effacer les rouleaux de la Mer Morte
Tel le vrombissement d’insecte
Des drones d’une Ukraine
Éventrée par le sifflement des missiles
Jetant missels aux visages des icônes
Le tout étant cadre de perplexité
Pour nous les êtres du beau, du bien et de l’amour.
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